A l’image du sacre de Tadej Pogacar, la jeunesse a pris le pouvoir sur ce Tour de France, celui de la confirmation pour certaines pépites, de la révélation pour d’autres. Petite révolution pour le sport à maturité tardive qu’est traditionnellement le cyclisme.
Pogacar évidemment mais aussi Marc Hirschi, Daniel Martinez et Lennard Kämna: le Tour de France --avant l’arrivée à Paris-- compte quatre vainqueurs d’étape de moins de 25 ans. C’est autant que sur les cinq éditions précédentes cumulées et l’illustration d’un mouvement de fond dans le cyclisme, selon l’AFP .
“On observe depuis plusieurs années un glissement de l’âge de maturité. C’est clair et net”, confirme le directeur de la performance de l’équipe AG2R La Mondiale, Jean-Baptiste Quiclet. Au-delà de la limite symbolique des 25 ans retenue pour le maillot blanc du meilleur jeune, l’exception sur le Tour 2020 a plutôt été la victoire de coureurs proches de la trentaine: seulement six de plus de 26 ans ont levé les bras sur les vingt étapes disputées jusqu’ici.
Le Suisse Marc Hirschi, 22 ans seulement, symbolise cette nouvelle vague, au coeur d’une équipe, Sunweb, qui a aligné la formation la plus jeune avec une moyenne d’âge de 26 ans et demie.
Un choix payant avec un doublé du Danois Soeren Kragh Andersen, 26 ans et les deux podiums de son sprinteur Cees Bol à Nice et Privas.