Sur la scène artistique égyptienne, a dernièrement émergé un personnage trop controversé. Mohamed Ramadan, a réussi en peu de temps s’attirer les foudres du grand public. D’ailleurs, ce jeune comédien a toutefois ses fans qui apprécient en lui le caractère d’un trublion, d’un casseur, d’un homme musclé et fort. Rien d’anormal dans tout cela. Ce qui dérange réellement c’est le comportement narcissique de ce personnage dont l’influence négative sur les jeunes générations devient catastrophique. Il se proclame roi. Roi des films, souverain des chansons, et le meilleur qui puisse exister dans la sphère artistique ! Aux personnes semblables, nous disons que vouloir faire trop de bruit ne signifie pas forcément qu’on va se tourner vers vous.
La confiance en soi est la vraie clé de la réussite. Elle n’est pourtant pas la seule. Persévérance, patience et talent s’y associent. Les personnes confiantes savent qu’être soi-même est bien plus efficace qu’essayer de se grandir aux yeux d’autrui. Ceux qui font trop de bruit autour d’eux pour attirer sur eux l’attention font généralement mauvaise impression. Comme les gens ne vont pas tarder à décoder votre attitude, ils seront davantage séduits par une attitude humble, positive et charismatique que par vos apparences trop ostentatoires ou gestes trop indiscrets.
Voici quelques noms d’Egyptiens illustres qui ont scintillé dans nos cieux et qui continuent malgré leur disparition à briller dans divers domaines. Une bonne part de ces personnages a une renommée qui dépasse les frontières égyptiennes. Malgré leur notoriété aussi locale que mondiale, ces astres brillants ont poursuivi ou poursuivent encore leur sans-faute sans chercher à se faire proclamer maître de l’univers !
Les personnes sûres d’elle-même sont expertes dans l’art de diffuser l’attention sans en demander de force. Quand les regards se tournent vers elles suite à un succès, elles ne tardent pas à braquer les projecteurs sur tous ceux qui ont travaillé dur pour les aider à y arriver. Parce que tout simplement elles tirent d’elles-mêmes le sentiment de leur valeur, elles ne recherchent pas avec avidité et égoïsme les applaudissements ni les compliments. Ces personnes douées de confiance n’ont pas besoin qu’on les félicite en permanence. Leurs réussites parlent d’elles plus qu’effectivement elles ne parlent d’elles-mêmes.
Quand on est doué et sûr de soir, on ne porte pas de jugement négatif sur les autres parce qu’on sait que chacun a quelque chose à apporter. On ne se trouve pas non plus dans le besoin d’enfoncer nos semblables pour se faire montrer à leurs dépens. Car on se comparant aux autres, on se fixe des limites. Par conséquent, on perd plus du temps à évaluer les autres qu’à travailler sur soi pour s’améliorer et avancer !
On vous présente la deuxième partie de cet article (publié il y a quelques jours) qui vous permettra de faire la connaissance de nouvelles figures éminentes égyptiennes. Ces personnages ont enrichi la discipline dans laquelle ils ont excellé.
Cheikh Abdelbasset Abdel Samad:
Cheikh Abdelbasset Abdel Samad est un grand récitateur du Coran. Né dans le sud de l’Egypte, il a appris le Coran à travers le cheikh de l’école coranique du village et a étudié les lectures du cheikh Mohamed Salim Hamdah. Il a accompli l’apprentissage du Coran à l’âge de 10 ans. Il devint un grand récitateur dans le Sud de l’Egypte, mais l’événement qui bouscula sa vie fut sa visite en 1950 au mausolée de Sayida Zainab au Caire à l’occasion des festivités coïncidant avec sa naissance et qui furent organisées par les grands cheikhs de son époque.
Les organisateurs de la célébration lui demandèrent alors de réciter quelques versets coraniques pendant une dizaine de minutes. Le Cheikh Abdelbasset Abdel Samad lut la Sourate Al Ahzab et attira l’attention du public qui demandait au cheikh de continuer sa récitation, une récitation qui a finalement duré une heure et demie.
Le Cheikh Abdelbasset Abdel Samad a laissé plusieurs enregistrements radiophoniques de ses recitations coraniques en plus du Coran Muratal et Mujawad. Plusieurs stations de radio du monde musulman gardent ces enregistrements et les diffusent pour le plus grand bonheur des auditeurs. Il a survolé le monde pour enchanter ses fans par sa voix suave, à la Mecque, à Médine, Syrie, Emirats Arabes Unis, Maroc, Inde, Pakistan, Indonésie, Adrique du Sud, Palestine, France, Royaume-Uni, Etats-Unis ainsi que d’autres pays des cinq continents.
Mahmoud Mokhtar:
Il est le sculpteur de la renaissance égyptienne. Nahdat Misr (le réveil de l’Egypte), la porteuse d’eau, khamsin, ce sont ses chefs-d’œuvre de sculpture mondialement connus. Leur auteur est l’un des plus célèbres artistes de la renaissance égyptienne. Il est le premier à avoir su s’émanciper de l’académisme et de l’orientalisme pour inventer un art national inspiré de l’héritage pharaonique. Elève de Beaux-arts du Caire, il suit les cours de l’artiste français Guillaume Laplagne. Diplômé de l’Ecole en 1911, il poursuit sa formation aux Beaux-arts de Paris. Il est souvent considéré comme le père de la sculpture égyptienne moderne.
Naguib Mahfouz:
Le romancier égyptien Naguib Mahfouz est un de ces auteurs dont l’influence est beaucoup plus grande que celle de n’importe quel romancier. Ses commentaires sont requis sur une vaste gamme de sujets, sa vie fait l’objet de ragots et de commérages, son influence se fait sentir, des thinks tanks jusqu’aux studios de cinéma et les politiciens n’osaient jamais ignorer ses vues. En effet, Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature, est à la fois l’écrivain le plus populaire de l’Egypte et la conscience littéraire de son pays, une association peu commune. Ce colosse du monde culturel arabe a fait et fait encore parler le monde entier de lui, à travers ses écrits, ses pensées et ses positions.
Mahfouz exerce une influence bienfaisante et modératrice sur la politique turbulente des pays de langue arabe, et pour cela il faut lui être reconnaissant. Mais en réalité, en tant qu'artiste, quelle est sa valeur ? Il a remporté le prix Nobel de littérature en 1988, un diplôme d'études assez impressionnant, pour sûr.
Nemat Chafik :
La doyenne de l'École d'économie et de sciences politiques de Londres (London School of Economics) LSE, d'origine égyptienne Nemat Chafik s'est portée candidate pour le poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) en succession à Mark Carney dont le mandat expire en juin prochain. Le chancelier de l’Echiquier britannique Philip Hammond s'acharne actuellement à élaborer la version finale de la description du poste de gouverneur de la BoE qui sera publié sur un site web et dont les conditions exigent que le candidat montre une compréhension approfondie des conséquences de la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne et de l'impasse dans laquelle est mise l'économie britannique. Mme Chafik, ou "Minouche" porte la nationalité américaine et britannique et elle est également vice-gouverneur de la BoE, responsable notamment des marchés bancaires et membre du comité de politique monétaire. De 2011 à 2014, elle a rejoint l'équipe du Fonds Monétaire International (FMI). Elle a été appelée par le gouvernement britannique au Département du Développement international (DFID), détachée comme Directeur Général pour les Programmes par Pays où elle a été responsable de l'ensemble de DFID des bureaux du DFID à l'étranger et des financements, notamment pour l'Afrique, le Moyen-Orient, d'Asie, d'Amérique latine et d'Europe de l'Est.
Nour Al Cherbini :
Nour est une jeune joueuse de Squash égyptienne. Elle atteint en 2016 la première place mondiale sur le circuit international après sa victoire aux championnats du monde de squash 2015 en Malaisie. A cette occasion, elle devient la plus jeune championne du monde de l’histoire. Elle remporte à trois reprise, en 2009, 2012 et 2013, le championnat du monde junior dont le premier à l’âge record de 13 ans et à deux reprises le championnat du monde en 2015 et 2016.