Le Président Abdel Fattah El-Sissi a évoqué une fois de plus, lors de la 5ème conférence des jeunes, qui s’est clôturée mercredi dernier, l’économie informelle, qui constitue l’un des problèmes que les gouvernements successifs s’étaient efforcés de le régler.
Mais cette fois-ci, a indiqué le Président de la République, l’Etat a mis en place un plan intégral pour en faire face dans la perspective de trouver une solution définitive à cette question. L’économie informelle désigne l’ensemble des activités pro-ductrices de bien et services qui échappent au regard ou à la régulation de l’Etat et par conséquent les producteurs ne ver-sent pas les impôts dus.
Selon le Premier ministre, Chérif Ismaïl l’économie en question se chiffre à 1,8 trillions de LE soit 40% du PNB alors que le vice-gouverneur de la Banque centrale d’Egypte (BCE), Gamal Negm fait état de 2 trillions de LE. Quant au ministre des Finances, il estime qu’il n’est pas possible d’évaluer la valeur de l’économie informelle en raison de l’incapacité de recenser l’argent liquide sur le marché. Pour sa part, le président de l’Autorité centrale de la mobilisa-tion publique et des statistiques, le général Khayrat Barakat, a indiqué que l’un des buts principaux du prochain recensement économique, que l’Autorité se prépare à le mettre en œuvre, était de recenser l’économie informelle dans le but de l’intégrer dans l’économie nationale afin d’en tirer profit. Le résultat de ce recensement, selon lui, serait annoncé en juin 2019.
La BCE et le ministère des Finances s’évertuent à promulguer des législatives et mesures visant à intégrer l’économie infor-melle dans le circuit officiel. A cet égard, la BCE a lancé l’initiative sur l’inclusion financière qui vise à attirer les Egyp-tiens vers les circuits légaux que représente les banques égyp-tiennes ainsi qu’à changer la culture financière de ces derniers afin d’intégrer l’économie informelle dans l’économie officielle.
L’inclusion financière est l’offre de services financiers et ban-caires de base à faible coût pour des consommateurs en diffi-cultés et exclus des services traditionnels. Les services ban-caires représentent aujourd’hui des services indispensables pour être intégré à la société.
Le ministère des Finances a mis en place un plan fiscal qui fa-cilite le processus d’intégration de l’économie informelle qui comprend plusieurs stimulants pour les travailleurs dans ce secteur.
A noter que le Parlement égyptien est en train de débattre un projet de loi sur les petites et moyennes entreprises, lequel comprend un chapitre entier sur les modalités de cette intégra-tion économique, selon la présidente de l’Autorité des petites entreprises, Nivine Game’e. Elle estime que les problèmes que rencontre l’économie infor-melle ne concerne pas seulement le financement mais aussi le marketing.