Les fumeurs risquent davantage de contracter une forme sévère de la COVID-19 que les non-fumeurs, a mis en garde dimanche Hayfaa Abou Ghazala, Secrétaire générale adjointe de la Ligue Arabe, également présidente du secteur des affaires sociales à la LEA.
"La COVID-19 est une maladie infectieuse qui touche principalement les poumons. Le fait de fumer affaiblit la fonction pulmonaire, rendant l'organisme moins résistant au coronavirus et à d'autres agents pathogènes", a dit Mme Abou Ghazala dans un rapport publié dimanche par la LEA à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac.
"Le 31 mai de chaque année, le monde célèbre la Journée mondiale sans tabac, qui met l’accent sur les dangers du tabagisme et de l’exposition à la fumée du tabac et plaide en faveur de l’adoption de politiques efficaces pour sauver des vies", a-t-elle dit notant que le thème retenu par l'Organisation Mondiale de la Santé pour l'édition de cette année est "Protéger les jeunes contre les manipulations de l’industrie".
Pour cet objectif, l’OMS lance une campagne mondiale contre la commercialisation de tabac dont la finalité est de faire contrepoids aux tactiques agressives déployées par l’industrie du tabac pour attire rune nouvelle génération de consommateurs.
Elle a ajouté que le tabac est plus dangereux, car selon l'OMS, il tue environ 8 millions de personnes chaque année dans le monde. Plus de 1,2 million d’entre elles sont des non-fumeurs, involontairement exposés à la fumée du tabac.
"Partant de l'intérêt accordé par la LEA à l'amélioration de la santé du citoyen arabe, le conseil socio-économique au niveau ministériel a pris une décision, lors de sa 103e réunion tenue en février 2019, d'adopter un guidage consacré à la lutte contre le tabac, approuvé par le conseil des ministres arabes de la Santé.
Selon cette décision, il est interdit de fumer dans les lieux publics fermés, a-t-elle dit.