Le Covid-19 a déjà tué environ 7.400personnes aux Etats-Unis et devrait y faire entre 100.000 et 240.000 morts, selon la Maison Blanche. Il y a déjà contaminé autour de 277.000 personnes.
Le tableau est également sombre au Royaume-Uni où un vaste hôpital de campagne d’un potentiel de 4.000 lits a été inauguré vendredi à Londres, et où la menace est telle que la reine Elisabeth II doit prononcer dimanche une rarissime allocution.
Le Royaume-Uni, dont le gouvernement a été critiqué pour sa gestion de la crise, a enregistré vendredi un record de 684 décès en 24 heures et compte désormais plus de 3.600 morts.
La pandémie de Covid-19 a déjà tué plus de 40.000 personnes en Europe, dont plus des trois quarts en Italie, en Espagne et en France, selon un bilan établi par l’AFP vendredi.
Le seul espoir est celui d’un ralentissement de la propagation du virus après maintenant des semaines de confinement quasi-généralisé.
“Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel”, a écrit l’infirmier italien Paolo Miranda, qui chronique sur son compte Instagram la lutte contre la pandémie dans son hôpital de Crémone (nord).
La contagion, qui a fait à ce jour environ 14.700 morts en Italie, pays le plus endeuillé par la maladie, se poursuit mais confirme son ralentissement entamé il y a une semaine environ, avec une hausse de seulement 4% des cas.
En Espagne aussi, deuxième pays le plus endeuillé derrière l’Italie, où le nombre de morts en 24 heures a encore dépassé les 900, pour un total de près de 11.200 décès, l’espoir repose aussi sur le ralentissement des contagions et hospitalisations.
La chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays a réussi à éviter à ce jour une forte mortalité, l’a dit vendredi: “Les derniers chiffres (...) aussi élevés soient-ils, apportent très prudemment un peu d’espoir”.
Les mesures de restrictions doivent être maintenues, assurent les autorités sanitaires.
A fortiori en France, où le bilan journalier est reparti à la hausse vendredi avec 588 morts en milieu hospitalier pour un total désormais de plus de 6.500 morts, maisons de retraite comprises.
La moitié de l’humanité est désormais soumise à des mesures de confinement, parfois très strictes, avec des conséquences économiques et sociales catastrophiques.
Après la Russie, qui a prolongé jeudi ses mesures de confinement pour un mois, c’est la Turquie qui a renforcé ses restrictions de mouvement vendredi, fermant plus de 30 villes dont Istanbul et Ankara à la circulation automobile pour 15 jours, et étendant aux jeunes le confinement strict déjà imposé aux plus de 65 ans.