Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a inauguré hier, lundi, nombre de projets de développement, à savoir le développement de la région de l'est du Caire, le Palais du Baron Empain après sa restauration et les aéroports du Sphinx et de la Capitale, a déclaré le porte-parole de la Présidence Bassam Radi.
Le Chef de l’Etat a annoncé le lancement d’un site officiel relevant de la Présidence de la République, comprenant tous les projets exécutés. En voici le lien : https://www.presidency.eg/ar/
La cérémonie d’inauguration a commencé par la récitation de versets du Saint Coran. Ensuite, le Raïs a visualisé un film documentaire intitulé « Bond civilisationnel » qui met en relief les lieux historiques les plus importants qui caractérisent la capitale, y compris le Palais du Baron Empain, qui a été un témoin de la construction et du développement de l'un des plus beaux quartiers du Caire, celui d'Héliopolis.
Commentant une photo montrant la densité du trafic au Caire, le Raïs a dit: « Cette densité est une caractéristique de plusieurs régions dont Le Caire et Alexandrie. Pourquoi les Egyptiens se taisent-ils (en voyant des scènes pareilles), pourquoi les responsables n’ont pas agi jusqu’à ce que les rues soient de la sorte !? ».
Al-Sissi a poursuivi : « Il y a six ans, j’avais dit qu’il fallait construire le pays main dans la main et que nous devions agir ensemble pour résoudre nos problèmes. Lorsque j’avais dit que personne n’a eu pitié du peuple égyptien. La tendresse et la pitié ne signifient pas des câlins. La vraie pitié est d’assurer aux gens tout ce dont ils ont besoin. La pitié veut dire travailler et développer ».
Le Président a également expliqué que certains croient à tort que nous nous opposons aux intérêts des gens lorsqu’il s’agit d’arrêter la construction. « Il faut lier ce à quoi nous pensons à l’intérêt public, à l’intérêt des gens et de l’Etat », a-t-il noté.
Le Raïs a ajouté « La mise à jour du réseau routier en Egypte a coûté 250 milliards de LE. Cela veut dire qu’en quatre années, nous aurons la capacité de compenser nos pertes y compris cette pollution et le gaspillage de carburants. Nous avons agrandi une route il y a trois ans. Puis, aujourd’hui, on se rend compte qu’il faut encore l’agrandir. Pourquoi ? Parce que le trafic routier augmente et il faut assimiler cette augmentation ».
Le Président Al-Sissi s’est demandé pourquoi les responsables ont continué de construire au Caire alors qu’ils estimaient que la capitale se transforme de plus en plus en un gigantesque garage ? « Si depuis 2002 on avait mis à l’arrêt toute nouvelle construction et procédé au développement, on n'en serait pas arrivé là », a regretté Al-Sissi, avant d’affirmer que le chaos est inacceptable. « Dès le début, on s’est mis d’accord sur le fait qu’on va construire ensemble notre pays. Les responsables doivent réfléchir aux solutions à tous nos problèmes », a dit le Chef de l’Etat en évoquant Al-Robeiky, cette zone où a été créée la cité de la maroquinerie. « Pour que l’Etat soit à même de relever les défis, il faut ne pas accepter le chaos », a-t-il réitéré.
Al-Sissi a en outre dit que des travaux ont été lancés dans les divers secteurs de l’Etat afin d’assurer un même niveau de qualité. Il a parlé à titre d’exemple du réseau routier qui a coûté près de 600 milliards de LE pour construire des routes dignes des Egyptiens. Ce fut le même cas dans le secteur de l’agriculture qui a connu le développement des canaux et des conduits. Le système bancaire aussi a été modernisé ; tout ceci pour reconstruire l’Etat égyptien.
Al-Sissi s’est adressé aux responsables : « Vous devez penser comment résoudre nos problèmes. Pour résoudre les problèmes, il faut les voir afin de réfléchir aux bonnes solutions ». Adressant la parole aux contrevenants en termes de construction, le Chef de l’Etat leur a reproché leur soif de gain au détriment de l’intérêt du pays. « Vous obtenez un permis de construire d’un immeuble à trois ou quatre étages avec garage. Vous en faites fi et construisez 13 à 14 étages avec un garage inutilisable. Résultat : les voitures stationnent en pleine rue et le chaos commence ».
Sur un ton optimiste, le Raïs a promis aux Egyptiens que les choses vont rentrer dans l’ordre et que toute faute est réparable. Il s’est engagé à remettre les choses à leur place par amour et par respect pour les Egyptiens qui méritent de voir leur Egypte comme elle doit être.
Le Président Al-Sissi a affirmé que l’Etat œuvre à utiliser les technologies les plus modernes sur les routes et les nouveaux axes dans le but de protéger les citoyens et contrôler le trafic routier pour ainsi réduire les contraventions. « Le nouveau dispositif installé sur les routes contrôle les contraventions tous les 5 kilos. Le contrevenant sera sanctionné dans l’immédiat car la vie des citoyens est importante », a relevé le Raïs.
Al-Sissi a signalé que des terres appartenant aux Forces armées et à l’Organisme arabe d'industrialisation ont été cédées au profit de l’agrandissement de l’Axe routier de Suez. Ces terres sont d’une valeur dépassant 3 milliards de LE, a-t-il noté, expliquant que si des gens habitaient là, on aurait dû les compenser et ceci aurait coûté des sommes vertigineuses. « Je dis ceci pour vous dire que des sommes colossales sont dépensées pour reconstruire et développer », a indiqué Al-Sissi. Il a par ailleurs instruit de donner le nom du lieutenant-général Mohamed Al-Assar à un des axes routiers du Caire.
A l’occasion de la commémoration de la Révolution du 30 Juin, le Président a rappelé que les Egyptiens avaient tracé une épopée à cette date pour préserver l’identité de la patrie grâce à leur détermination et leur volonté. « Les Egyptiens ont prouvé que lorsque les peuples se révoltent, aucun obstacle ne tient face à eux », a noté le Raïs, avant de rappeler que le monde entier suivait avec admiration et étonnement la Révolution égyptienne qui avait mis un terme aux tentatives d’effacer l’identité égyptienne. Il a également rappelé le rôle grandiose des Forces armées égyptiennes qui se sont alignées sur la volonté nationale libre, partant de leurs principes historiques inchangés et de leur croyance profonde, se considérant depuis la nuit des temps et jusqu’à l’éternité comme le refuge sûr du peuple et son soutien inébranlable.
« Grand peuple d’Egypte, nous méditons notre conjoncture d’aujourd’hui et nous l’estimons comme étant un nouvel épisode dans une série d’épisodes. Nous constations les changements et les enjeux qui se renouvellent. Nous tentons de changer notre réalité afin de vivre une réalité dont nous serons fiers » a dit le Raïs.
Il a en outre affirmé que l’Egypte est capable d’assurer une vie digne à ses enfants, tout en tenant compte des changements et des transformations en cours. « Nous étions conscients depuis le début de la Révolution du 30 Juin que nous allons affronter une organisation terroriste internationale, et que le terrorisme arrivait en tête des défis que nous affrontons ces dernières années », a signalé Al-Sissi. Il a loué le bon aloi des Egyptiens qui se sont rangés du côté de leurs vaillantes Forces armées et derrière la Police civile face aux forces du mal qui semaient le chaos et intimidaient la population pour revenir au pouvoir.
« La Révolution du 30 Juin n’était pas une simple révolution.Elle était un changement de trajectoire de toute une nation glorieuse et grandiose, jouissant d’une place prépondérante parmi les autres nations (…) », a affirmé le Chef de l’Etat.
« La sécurité nationale de l’Egypte, a poursuivi Al-Sissi, est étroitement liée à la sécurité de la région. Notre sécurité ne se limite pas à nos frontières politiques. Notre sécurité s’étend à tout point pouvant affecter négativement nos droits historiques ». Il a également indiqué que nul ne peut ignorer que nous vivons dans une région hautement perturbée et que les intérêts internationaux et régionaux dans cette région rendent difficile pour tout Etat de s’isoler dans ses frontières, dans l’attente de ce qui se passe autour de lui.
Et le Raïs de souligner « L’Egypte possède une capacité globale dans la région mais elle penche vers la paix ».