Monique Ambergny, propriétaire d'une boutique spécialisée dans les produits d'artisanat égyptienn
Ouverte en 1980, spécialisée dans les produits d’artisanat égyptien , la boutique Afghans d’Or a cessé son activité le 28 février. Sa propriétaire Monique Ambergny partage ses souvenirs.
C’était un magasin pas comme les autres, une vitrine qui attirait les regards, un lieu unique. En 1980, après une saison en location dans un autre local du centre-ville, Monique Ambergny, installe sa boutique Afghans d’Or au 11 rue Nationale : « Au départ je vendais des produits d’artisanat d’Asie avec des ivoires d’Inde où les éléphants étaient protégés et des laques, explique la commerçante. Mais au milieu des années 1980, la commercialisation de l’ivoire est interdite peu importe son origine ». Passionnée par l’Egypte ancienne depuis l’enfance, Monique Ambergny se tourne alors vers l’artisanat du pays des pharaons : « Je voyageais deux fois par an en Egypte, à l’automne et au printemps afin de refaire mon stock, raconte-t-elle. Tout était fait main, chaque pièce était unique, je ne voulais surtout pas proposer du standard. »
Statues, bijoux et céramiques embellissent ainsi la vitrine dorée du centre-ville. A l’intérieur, c’est la marqueterie de nacre (tables, boîtes à bijoux, etc.) qui est à l’honneur : « Les artisans égyptiens sont les meilleurs dans ce domaine, les objets étaient de top qualité », souligne-t-elle. Lors de ses voyages, au fil des rencontres et de ses lectures, la commerçante nourrit sa passion pour la civilisation millénaire et aime la partager : « La mythologie égyptienne est très positive, elle amène vers la renaissance, j’ai été contente d’expliquer toute cette symbolique à mes clients et de discuter avec des connaisseurs ».
Les Afghans d’Or se font petit à petit remarquer et deviennent même un temps, dans les années 1980, le sponsor d’un tournoi de golf : « Cela me permettait de toucher ma clientèle potentielle », explique la vendeuse passionnée. Avec des objets « dans tous les prix », Monique Ambergny se félicite d’avoir pu avoir à la fois une clientèle locale et touristique : « Quand la fermeture du magasin a été annoncée, des clients fidèles sont venus de Lyon et d’Alsace pour se faire plaisir une dernière fois » raconte-t-elle. L’aventure a pris fin le 28 février. Le local sera prochainement occupé. « Je vais pouvoir rester plus longtemps en Egypte, se réjouit-elle. J’aime ce pays et son peuple sincère et authentique ».