En proie à une forte mortalité depuis dix ans, les huîtres pourraient tirer profit d'une cohabitation avec d'autres espèces marines selon le modèle de la permaculture, ont révélé cette semaine des chercheurs réunis autour d'un programme européen dédié à la santé des mollusques.
Dans le cadre de ce programme de recherche qui réunit dix pays depuis 2016, des scientifiques de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) se sont intéressés au rôle de la biodiversité sur la sensibilité des huîtres aux maladies.
Depuis une dizaine d'années le secteur, qui emploie plus de 40.000 personnes selon l'Union européenne, dont 10.000 en France, est confronté à une forte mortalité des coquillages.
"Nos travaux ont montré que quand on associe l'huître à d'autres animaux filtreurs, elle résiste mieux aux maladies", assure dans un entretien à l'AFP Fabrice Pernet, chercheur à l'Ifremer.