Transats et parasols à distance, désinfection systématique... L’Italie fait tout pour être en mesure d’accueillir cet été les vacanciers sur ses plages, qui représentent une manne non négligeable pour son économie au bord de l’asphyxie.
“En Vénétie, la région la plus touristique d’Italie avec 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 9 (milliards) avec les plages (...), parler de plage est une question de vie ou de mort pour l’économie”, a prévenu cette semaine Luca Zaia, président de cette région du nord-est du pays qui inclut Venise.
Bien conscient de l’importance du secteur touristique qui représente 13% du PIB, le gouvernement a édicté cette semaine une série de règles pour éviter les contagions: distance d’au moins 4,5 mètres entre les parasols, désinfections de tous les espaces communs comme les douches et les bars, distributeurs de gel hydroalcoolique dans les zones de passage, entrées et sorties distinctes...
A Cesenatico (nord-est), ville natale du cycliste Marco Pantani, tous les établissements balnéaires qui s’étirent le long du littoral sont fermés malgré un soleil resplendissant, et seuls 3 hôtels sur 310 sont ouverts.
Mais derrière les rideaux baissés tous s’agitent pour redémarrer au plus vite.
“Normalement, j’aurais dû ouvrir début mars”, explique à l’AFP Simone Battistoni, dont la famille gère depuis 1927 l’établissement balnéaire Bagno Milano.