L’Egypte demeure une destination privilégiée pour les investissements. C’est une réalité et un mouvement qui semble s’ancrer dans le temps. Un engouement qui s’explique par le fait que le monde entier a le regard tourné vers l’Egypte avec ses 100 millions d’habitants, ses différentes classes, ses atouts économiques et ressources naturelles.
Aujourd’hui se tient le 1er Sommet économique sur les perspectives prometteuses de l’économie égyptienne et le rôle important du secteur privé, tout au long de 5 séances qui exposent la vision 2030 de l’Egypte.
L’Egypte conserve encore toujours sa première place sur la liste des rapports élaborés par les institutions financières mondiales. Ce rang qu’elle a réussi à garder depuis plus d’un an, revient d’après toujours ces rapports, à l’importante taille de son PIB (produit intérieur brut), à la nette baisse de son inflation, à la hausse remarquable de ses réserves en devises et au bond réalisé au niveau de sa croissance.
Ce n’était donc pas étrange de voir le Fonds Monétaire International (FMI) juger que l’Egypte commençait à récolter les fruits de son ambitieux programme de réformes économiques, qui était difficile et rigoureux, mais que le peuple a réussi à supporter. Commençant par la libéralisation du taux de change de la livre égyptienne, en passant par l’adoption d’une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et une nouvelle réduction dans les subventions allouées à l’énergie.
Bref, l’économie égyptienne a donné la preuve de son dynamisme, notamment au cours de l’année écoulée, présageant des créations de nouveaux emplois, et d’une amélioration tant des services assurés aux citoyens que du niveau de vie.
L’Egypte a également réussi à promouvoir un système commercial multilatéral, diversifier ses partenaires, hausser la coopération avec maints pays à un partenariat stratégique, tout comme elle a réussi à ouvrir de nouveaux horizons de coopération et d’échange d’expertises, de sorte à transférer les technologies indispensables susceptibles de renforcer sa croissance inclusive, sa transformation numérique et enfin sa stabilité financière.
A plus long terme, l’élan que l’Egypte a réalisé dans son économie est fortifié par la confiance que lui confèrent les grandes institutions mondiales. La confiance étant en fait un élément essentiel dans une économie.
Pour entretenir donc cette dynamique économique actuelle, l’Egypte doit accroître la résilience du secteur financier et poursuivre son progrès au niveau des réformes structurelles qui rendront l’économie encore plus puissante face aux futurs défis.
C’est dans cet esprit que le 1er Sommet économique se tient aujourd’hui mardi au Caire, sous la houlette du chef du gouvernement, Dr Moustafa Madbouli, et en présence de plus de 40 ministres, hauts responsables et experts dans les domaines économiques et les secteurs public et privé.
Le Sommet discutera des plus importants dossiers incluant entre autres l’économie nationale, le secteur des banques, l’investissement, les industries, le logement et les technologies de l’information.
Le Sommet discutera également de l’avenir prometteur de l’Egypte après les plans de réformes et la vision 2030. Les experts parleront notamment des démarches à entreprendre pour relancer davantage les différents secteurs économiques afin de les pousser vers une vision plus globale et surtout plus durable.
Le Sommet commencera donc par la séance d’ouverture, au cours de laquelle, les ministres du Plan et des Finances, respectivement, Dr Hala Al-Saïd et Dr Mohamed Maït, seront présents et auront des interventions importantes.
Le président d’honneur du Sommet, le fameux économiste Hani Sarey Eddine, y prononcera une allocution sur la feuille de route que l’Egypte devra élaborer pour réaliser des taux de croissance durable et pour poursuivre sa renaissance économique et ainsi réaliser un élan qualitatif au niveau des différents secteurs économiques.
Les ministres devront aussi parler des voies et moyens susceptibles de majorer les avantages compétitifs afin de répondre aux aspirations des Egyptiens. Le Gouvernement devrait notamment passer en revue les exploits réalisés ainsi que les démarches qu'il avait promis d’adopter pour améliorer la qualité de vie des citoyens, tout en prenant en considération l’importance d’assurer une vie décente aux prochaines générations.
Les différentes séances du Sommet économique discuteront également du rôle du secteur bancaire dans l’appui aux programmes de réformes économiques, puisqu’il est étroitement lié aux politiques monétaires et bancaires qui soutiennent l’investissement. Ce rôle du secteur bancaire est donc essentiel pour maintenir la croissance durable de l’économie nationale.
Les économistes prenant part au Sommet économique égyptien parleront également des étapes à suivre pour maintenir la croissance réalisée au niveau des marchés émergents. Ils examineront notamment l’influence de l’inclusion financière sur les plans de croissance économique et l’influence des changements enregistrés au sujet des taux d’intérêt et des investissements.
Dans une des plus importantes séances du Sommet, les intervenants évoqueront le rôle des projets nationaux dans le soutien à l’économie nationale. C’est dans ce cadre qu’ils étudieront les contributions de la nouvelle capitale administrative dans l’attraction des investissements et dans l’élan qualitatif réalisé sur le plan du marché du logement en Egypte. Cette nouvelle capitale a en fait servi de stimulant pour attirer plus d’investissements locaux et étrangers, à la lumière d’un plan ambitieux élaboré par le Gouvernement pour commercialiser les méga-projets nationaux mis en place en Egypte.
Le Sommet discutera également du rôle du Groupe économique ministériel et du secteur privé, ainsi que des différentes institutions financières dans l’attraction des investissements étrangers directs et indirects vers le marché égyptien. Les multiples défis qui se dressent à présent face à l’investissement seront aussi étudiés, tout en proposant les solutions envisagées à ce propos. Les responsables se focaliseront - dans cette perspective - sur l’importance d’assurer le climat législatif et juridique nécessaire pour l’attraction des capitaux.
Ce 1er Sommet économique égyptien jettera la lumière sur les propositions avancées par le secteur industriel privé, pour réduire les taux d’intérêt et pour assurer des prêts avec des conditions privilégiées et favorables au développement industriel, d’autant que ce secteur crée de nouveaux emplois pour les jeunes et a en fait contribué à réduire le taux de chômage à moins de 7%.
Une des plus importantes séances du Sommet sera celle consacrée enfin aux communications et aux technologies de l'information. Cette séance aura pour thème “L’Egypte à l’ère de la transformation numérique... Le Gouvernement a-t-il devancé le secteur privé?”.
Au cours de ladite séance, les intervenants plancheront sur les importants défis faisant face à la transformation numérique, sur les législations et les lois y afférentes, ainsi que sur les exploits réalisés par le Gouvernement pour mettre en application le plan de transformation numérique.