Le ministère égyptien de l'Irrigation a, dans un communiqué, révélé qu'une réunion se tiendra ce lundi pour évaluer les négociations menées sur le Barrage de la Renaissance, après l'achèvement du 4ème round et qui a débouché sur un point mort.
Le ministère égyptien souligne que les entretiens menés ont révélé l'existence encore de plusieurs points de divergence et que les points principaux sont toujours rejetés par la partie éthiopienne. Cette dernière objecte contre les clauses qui donnent une formule engageante, sur le plan juridique, à l'accord, et objecte également contre l'établissement d'un mécanisme légal pour le règlement des contentieux qui pourraient avoir lieu entre les trois pays.
L'Ethiopie refuse toujours catégoriquement d'accepter les aspects techniques avancés par la partie égyptienne, quant aux modalités de remplissage du Barrage, en cas de sécheresse ou de sécheresse étendue, ainsi que face aux années de forte pénurie d'eau.
L'Egypte a affirmé l'importance de voir l'accord contenir ces éléments, en tant que points essentiels dans n'importe quel accord relatif à une cause existentielle touchant la vie de plus de 150 millions de personnes, en Egypte et au Soudan.
Parallèlement, le porte-parole du ministère de l'Irrigation, Mohamed Al-Sébaï, a expliqué que les dernières négociations autour du Barrage, effectuées tout au long de la semaine dernière, devaient commencer à partir de ce sur quoi avaient abouti les négociations antérieures, mais que les participants ont été surpris par la partie éthiopienne, qui le 9 juin dernier, a proposé de nouvelles idées tout à fait différentes et a manifesté une frappante intransigeance pour faire passer son document.
A ce propos, le responsable qui s'exprimait à la chaîne "Al-Hadath Al-an", a noté que le document éthiopien visait à permettre à l'Ethiopie d'avoir la haute main sur la gestion du dossier du Nil Bleu, sans aucune coordination avec les pays d'aval.