L'invention de la monnaie est certainement le signe du passage de cette abstraction de la valeur des choses vers la concrétisation. L'Autorité de frappe de la monnaie a maintenant 68 ans d'âge. Histoire de l'évolution de la monnaie en Egypte.
La monnaie telle que nous la connaissons aujourd'hui, ne fut pas réellement en usage dans l'Egypte antique. Comme tous les artisans, paysans et ouvriers, ils n'étaient payés qu'en nature, les monnaies égyptiennes ne furent que des monnaies de compte et le système appliqué était le troc sous l'ancien Empire. Pour les transactions courantes, les marchandises et les salaires étaients donc évalués en sacs de céréales, en pains ou en vêtements, témoignent les historiens.
Puis des monnaies d'or et d'argent au nom et aux types d'Alexandre ont été attribuées à l'Egypte, poursuivent ces témoignages, qui révèlent que ces monnaies circulaient du vivant d'Alexandre et ont continué quelque temps après sa mort. Ces pièces étaient en or et en argent.
Des centaines d'années plus tard, un décret royal porta création en 1950, de l'Autorité de frappe de la monnaie.
7 feddans à l'Est de la capitale, précisément au quartier de Darrassa, cette Autorité fut créé. Elle renferme, aujourd'hui, des monnaies officielles de souvenir, des boucliers et des légions, ainsi que les plaques d'immatriculation des véhicules, avec leurs différents types. La production effective de monnaie fut en juillet 1954.
L'Autorité de frappe de la monnaie abrite des bâtiments séculaires et historiques. Elle renferme également un musée intéressant qui exhibe les monnaies historiques et les monnaies rares, dont certaines en or, ainsi que certaines devises étrangères, en plus des légions et des colliers d'honneur, qui ont été attribués aux fameuses personnalités lors des occasions spéciales.
Les responsables à l'Autorité révèlent que cette dernière émet des monnaies de souvenir, dans certaines occasions, comme a-t-on récemment témoigné, lors de l'inauguration du nouveau Canal de Suez. L'Autorité fait produire également certains boucliers, sur commande, qui sont fabriqués à partir de différents métaux, soit de l'or, de l'argent ou du bronze.
L'Autorité de frappe de la monnaie abrite également un département spécial pour la fabrication des plaques d'immatriculation des voitures, des bus, des motos, soit pour les institutions publiques, les autorités diplomatiques et politiques, pour la police ou pour les véhicules privés.
L'Autorité couvre ainsi tous les besoins du marché, affirment ses responsables, ainsi que ceux de la Banque Centrale d'Egypte, en monnaie, espèces de 50 piastres et 100 piastres. Ces pièces sont distribuées aux banques publiques sur le marché local et à l'Autorité générale du Trésor.
Le président de ladite Autorité affirme que les monnaies des espèces susmentionnées couvrent le marché local. C'est la BCE qui se charge de les faire ensuite distribuer aux autres banques. "L'Autorité frappera bientôt une espèce de 100 piastres et une plaque d'immatriculation avec des matières premières égyptiennes à 100%", se réjouit-il, en affirmant que cette démarche vise notamment à économiser les devises étrangères, en recourant à des matières brut locales dans la frappe au lieu des importées.
Lors des fêtes et des occasions spéciales, l'Autorité de frappe de la monnaie fait produire, révèle le responsable, environ 200 mille LE. en pièces métalliques pour les présenter quotidiennement, à l'Autorité du métro du Caire, en plus de la production d'un million et 200 mille LE. par jour à la Banque Centrale.
Une responsable au département des plaques d'immatriculation, au sein de l'Autorité, a révélé qu'une plaque très particulière portant les lettres et chiffres suivants : "مقر1" (numéro 1) a été récemment soumise à une vente aux enchères, et a été vendue contre des millions de LE.
Elle explique que de pareilles plaques d'immatriculation, sont spécialement produites et vendues aux enchères organisées par le ministère de l'Intérieur. Les recettes sont chiffrées à des millions de LE. depuis 2010. Une autre plaque portant les lettres suivantes : "رصم1" (Egypte 1) a été vendue contre un million et 300 mille LE.
Le travail se fait, révèle-t-elle, en vertu des ordres données par le ministère de l'Intérieur, qui fait les commandes avec le nombre et les spécifications des plaques d'immatriculation. Le ministère précise donc le nombre des plaques, leurs couleurs, les codes des gouvernorats qu'elles porteront, etc.
... et un Musée qui relate beaucoup d'histoires !
Le Musée de frappe de la monnaie relève du ministère des Finances. Il abrite une belle collection spéciale de trésors historiques et archéologiques, remontant à plusieurs et différentes ères de l'Etat égyptien.
Il renferme donc des pièces remontant à l'époque des ottomans, d'autres à celle du sultanat égyptien, puis celle du royaume égyptien, puis la république unie et enfin l'époque de la république égyptienne.
Le directeur affirme que ce Musée a une grande valeur historique inestimable, puisqu'il abrite des produits historiques et de souvenir, qui sont rares et uniques. Ces pièces sont fabriquées d'or et d'argent, soit en ce qui concerne les pièces de monnaie ou les boucliers et légions d'honneur.
Le Musée renferme également une collection rare de belles médailles appartenant à la famille royale de Mohamed Ali pacha et ses descendants. Ces pièces relatent et documentent des événements importants à l'époque. Il renferme aussi des devises étrangères appartenant à l'Espagne et à l'Allemagne.
Le Musée documente, comme expliquent ses responsables, à l'ère de l'Etat ottoman, lorsque l'Egypte était sous cet Etat. La monnaie circulante dans le temps, était donc la livre turque, frappée à la Constantinople.