Grande Barrière L’Unesco appelée à enquêter

Test Acount Samedi 14 Juillet 2018-23:24:26 Environnement
Grande Barrière: L’Unesco appelée à enquêter
Grande Barrière: L’Unesco appelée à enquêter

L’Australie viole ses engagements à protéger la Grande barrière de corail du défrichage des terres, ont accusé des organisations écologistes en appelant l’Unesco à enquêter sur ces manquements supposés.

Le joyau du patrimoine de l’Humanité a subi de graves épisodes de blanchissement du fait des hausses de la température de l’eau et est menacé par les invasions d’acanthasters pourpres, une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré à cause de la pollution et des ruissellements agricoles.

Canberra a promis d’intensifier ses efforts pour protéger le récif qui s’étend sur 348.000 kilomètres carrés et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

Mais des organisations comme Wilderness Society, WWF-Australia, l’Australian Conservation Foundation et l’Australian Marine Conservation Society accusent le gouvernement fédéral d’avoir échoué à protéger la Grande barrière de la menace imminente posée par le défrichage de vastes étendues de terrain sur les bassins versants du site.

Elles ont écrit à l’Unesco à l’occasion de la réunion annuelle du Comité du patrimoine mondial pour lui demander d’enquêter en urgence.

«Permettre à ce défrichage d’aller de l’avant n’est pas cohérent avec les promesses faites par le gouvernement australien à la communauté internationale de protéger et restaurer la Grande barrière de corail», a déclaré dans un communiqué Kelly O’Shanassy, directrice de l’Australian Conservation Foundation.

Le ministre de l’Environnement Josh Frydenberg a démenti ces affirmations, soulignant que les autorisations de défrichage relevaient de la compétence des Etats.

L’ONU a couvert Canberra «de louanges significatives» pour son plan «Récif 2050» à deux milliards de dollars australiens (1,2 milliard d’euros) destiné à protéger le site, a-t-il ajouté à l’AFP.

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