La plupart des 3.300 librairies indépendantes de France rouvriront lundi après deux mois de fermeture mais cette reprise, progressive, suscite beaucoup d’incertitude au sein d’une profession durement affectée par l’épidémie de coronavirus. “Après tout ce temps perdu, le 11 mai sera celui du temps retrouvé”, se félicite Marie-Rose Guarnieri, directrice de la librairie des Abbesses à Paris. A l’inverse, Maya Flandin, directrice de la librairie Vivement dimanche à Lyon, a confié à Livres Hebdo qu’elle envisageait la réouverture de sa boutique “la peur au ventre”. Pendant le confinement, Marie-Rose Guarnieri a maintenu sa librairie ouverte deux à trois heures par jour “dans des conditions sanitaires aussi bonnes que chez le pharmacien d’à côté”, dit-elle à un journaliste de l’AFP. Elle se réjouit de la réouverture officielle du 11 mai et a prévu de faire une “vitrine un peu drôle” en mettant en devanture le livre “Il faut vivre dangereusement” de Friedrich Nietzsche.