Euro : Estelle Nze Minko, l’épanouissement à la hongroise

Aya Magdi Mardi 22 Décembre 2020-13:57:19 Sports
Estelle Nze Minko avec l’équipe de France contre la Suède à l’Euro à Herning
Estelle Nze Minko avec l’équipe de France contre la Suède à l’Euro à Herning

Omniprésente tant en attaque qu’en défense, Estelle Nze Minko a une nouvelle fois joué un rôle crucial dans l’aventure des Bleues à l’Euro-2020 conclue dimanche sur une médaille d’argent et le titre de MVP, un épanouissement cultivé depuis plusieurs saisons en Hongrie. A 29 ans, elle est devenue un rouage essentiel du dispositif d’Olivier Krumbholz avec son jeu atypique, son explosivité et son physique (1,78 m, 67 kg) qui auraient pu lui permettre de faire de l’athlétisme, notamment du saut ou du sprint long, selon l’AFP.

Son large sourire et sa bonne humeur permanente irradient le groupe bleu à tous moments, autant pendant les matches qu’en dehors du terrain.

“C’est une joueuse exceptionnelle. C’est un vrai bonheur de s’entraîner avec elle, de la voir au quotidien. Elle a un type de jeu vraiment à elle. On voit qu’elle est à son meilleur niveau. Elle est très joueuse sur le terrain”, souligne l’ailière droite de Brest et des Bleues Pauline Coatanéa. En décembre 2018, sous les projecteurs à Paris lors de l’Euro à domicile, l’arrière gauche avait connu un moment de grâce, attirant à elle la lumière et réussissant tout ce qu’elle entreprenait. Elle avait terminé le tournoi avec 83% de réussite au tir, meilleure marqueuse française (38 buts) pour le premier sacre continental.

Mais curieusement, elle n’avait pas décroché le titre de meilleure joueuse (MVP) de l’Euro, récompense qui lui a été attribuée cette année à l’Euro-2020. En 2018, elle avait été la “rock-star” des championnes d’Europe dans l’antre de Bercy, un rôle qui va à merveille à cette mélomane qui joue de la guitare et du piano, qui chante et qui a composé quelques airs. “Au final, ce niveau, c’est une partie de moi. Je ne me suis pas transcendée. Il faut l’avoir au bon moment. Je n’ai pas forcément progressé depuis, mais je ne l’ai pas perdu”, explique-t-elle deux ans plus tard, en référence à ce mois de plénitude en 2018. Vingt-quatre mois plus tard, elle a encore changé de statut, évoluant désormais dans le meilleur club du monde, à Györ, où elle a rejoint à l’été 2019 Amandine Leynaud, tout comme Béatrice Edwige, et depuis l’été 2020 Laura Glauser, pour former une petite colonie française dans le nord-ouest hongrois, non loin de la frontière autrichienne.

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