L’école Joliot-Curie vientd’inaugurer son poulailler, ce qui permettra de luttercontre le gaspillagealimentaire. Une première en Seine-Saint-Denis.
«Quecelui qui n’avaitjamais vu de poulelève la main ! » lance André Veyssière (LR), maire de Dugny, aux élèves de l’écolematernelle Joliot-Curie. Sur la vingtained’enfantsvenus assister à l’inauguration du poulailler le mardi 11 septembre, au moins les trois quarts n’enavaientjamaisvuesd’aussiprès.
Désormais, ils les côtoieront au quotidien. L’idéeestsimple : pour luttercontre le gaspillagealimentairedans la cantine de l’établissement, la municipalité a décidéd’installerdixpoules au sein de l’écolematernelle.
Fini les poubellesremplies de bouts de pain à peineentamés, à présent, les restes de la cantineferont office de nourriture pour les dixpoulespondeuses.
L’initiative, lancée par la ville en juin dernier, s’estfaite au traversd’unerencontre avec l’association Eco Cocotte, qui propose la location d’enclos, de poules, maiségalementleurentretien, pour un prix de 220 eurosmensuels.
10 oeufs par jour pour les enfants ou la Croix Rouge
Créée en 2015 par HalimHdachi, Eco Cocotte compteaujourd’hui 18 poulaillersdanstoute la France, installésdans des écoles, des EHPAD ou chez des particuliers. L’école Joliot-Curie estd’ailleurs la première école de Seine-Saint-Denis à bénéficier d’un poulailler.
Au total, c’estpresqueunetonneetdemie de déchetsalimentaires qui sera sauvéed’ici la fin de l’annéescolaire, avec en contrepartiedixœufsponduschaque jour que les enfantspourrontramener chez euxou qui serontdonnés à la Croix Rouge ou aux Restos du Cœur.
En plus de promouvoirune vie en collectivité plus respectueuse, l’école y voitunintérêtpédagogique. «Les animauxsont un attraittrès pertinent pour des enfants qui ne savent encore ni lire niécrire : à cetâgeilsontbesoin de concret, de réel», explique William Pierrot, directeur de l’école et professeur de petite section.
Si le test de l’enclos et de sesdixpouless’avèreconcluant, l’idéepourrait se développerdans les troisautresécolesmaternelles de la ville, au plus grand plaisir du Maire : « Dugnyc’était un village devenuberceau de l’aéronautique, et dans un village, on se doitd’avoir un poulailler ! »