Ce sont des femmes misérables. Elles valent 100 hommes. Sur leurs visages se dessinent les traits de fatigue et de souffrance. Elles représentent des exemples de femmes uniques. Elles sont des modèles à suivre pour les jeunes. Elles ont pu défier les difficultés de la vie sans plainte ni ennui, en plus, elles répètent une seule phrase sans cesse « El hamdoulellah» malgré leurs pires circonstances.
Hajja Hosna Abd Rabboh, alias om Badr, elle habite seule dans une chambre et se sert elle-même. Elle commence son travail très tôt depuis l’aurore jusqu’au coucher du soleil.
Dans une ruelle de la ville de Qualioub, elle décrit la place où elle dépose les légumes du paradis. Là, elle reste sous les ombres des arbres ne sentant plus la chaleur ni le froid. Elle s’est accoutumée à rester dans cet endroit pour son gagne pain.
En contemplant son visage, tu trouves dans ses traits une histoire de lutte. Dès son bas âge, elle n’était plus comme ses copains. Elle a substitué la poupée avec l’axe et le travail avec son père. Obligée de marier son cousin à l’âge de 12 ans, elle a commencé à souffrir dans sa vie conjugale.
Mère de trois enfants et 12 petits fils dont elle a assumé leurs responsabilités sans aucune plainte.
Madiha chalabi, 63 ans, elle est restée à côté de son marié pour l’aider au travail dans un café pour qu’ils puissent fournir leur gagne pain. La plupart du temps, elle reste à côté de lui et l’après midi, elle rentre chez elle pour s’occuper de ses enfants et préparer le repas. Madiha appartient à une simple famille d’agriculteurs. Assumer la responsabilité n’est pas loin d’elle. Dès son bas âge, elle s’est accoutumée à travailler avec son père aux champs. Lorsque son mari est mort, elle a hérité ce café. Affrontant beaucoup de problèmes dans son travail quotidien à cause de la difficulté de ce métier et des différentes catégories d’âge qu’elle fréquente. Bien qu’elle ait fondu une grande famille, elle continue à travailler.
Fatma El chérif, menuisière à Bab El cha’aria lorsqu’elle était dans la vingtaine. Tables, lits, armoires de bonne qualité, elles savent en fabriquer aujourd’hui, sans assistance de personne. Voilà qui donne du sourire, un sourire contagieux comme celui de Fatma, menuisier (menuisière ?) depuis 20 ans maintenant.
Mère et mariée, Fatma est menuisière pas comme les autres. Elle est la deuxième femme à Bab el Cha’aria, après la pionnière, entrée dans ce métier resté depuis des siècles, exclusivement masculin. C’est d’ailleurs elle qui lui en a inculqué les rudiments. Alors que son restaurant fermait au marché, à l’est du centre-ville de Lubumbashi, elle ne pouvait rien faire qui l’eût valorisée comme femme et mère. Elle a trouvé dans la menuiserie, un art. Elle peut créer des formes comme elle veut. Elle n’avait pas peur des outils de la menuiserie. Mon mari, au début surpris, maintenant il a accepté son travail et l’a beaucoup soutenu lorsqu’il a vu son succès. Elle a lancé une page sur Facebook et j’ai pu ajouter des idées neuves dans l’atelier de son père.
Quant à Om Bassem, la plus célèbre plombière à el Darb el ahmar. Un sourire est toujours dessiné sur son visage. Portant le pantalon jean et le
T-shirt, elle entre dans les maisons avec confiance et fierté. Elle a frappé l’exemple d’une femme dotée d’une volonté de fer. Elle prouve qu’on peut réaliser nos rêves à n’importe quel âge.
Atteinte de diabète, celui ne lui a pas obligé à rester à la maison, elle s’est présentée à une stage de formation dans la plomberie.
Au début, elle a dû affronter une série de critiques mais, elle a résisté aux mentalités stagnantes.