Covid-19 au Royaume-Uni : Bloqués à Douvres, les chauffeurs routiers s’impatientent

Walaa Al-Assrah Mercredi 23 Décembre 2020-13:50:00 Actualités Internationales
De nombreux poids lourds sont bloqués à Douvres depuis la fermeture,  le 20 décembre 2020, des liaisons entre la Grande-Bretagne et le continent européen
De nombreux poids lourds sont bloqués à Douvres depuis la fermeture, le 20 décembre 2020, des liaisons entre la Grande-Bretagne et le continent européen

L’arrêt brutal des liaisons entre le Royaume-Uni et le continent européen a bloqué des dizaines de poids lourds au port de Douvres, désormais transformé en parking géant. Ce n’est pas le Brexit mais la nouvelle souche du coronavirus, qui se répand comme une trainée de poudre, qui a fini par isoler le Royaume-Uni, rapporte France24. En décidant de couper toute liaison aérienne, ferroviaire, maritime avec la Grande-Bretagne, le continent européen a entraîné le blocage de dizaines de poids lourds au port de Douvres. Les embouteillages de camions routiers s’étendent depuis des semaines sur des kilomètres aux abords de Douvres, sur la côte sud de l’Angleterre, les entreprises britanniques tentant de stocker des marchandises en prévision de perturbations qui pourraient suivre la fin de la période de transition post-Brexit le 31 décembre. Un chaos exacerbé depuis dimanche par l’annonce de la fermeture de la frontière avec la Grande-Bretagne par de nombreux pays, effrayés de la propagation sur leur sol d’une nouvelle souche de coronavirus très contagieuse et jugée “hors de contrôle” par les autorités britanniques. Des camions à perte de vue dans l’attente de la reprise du trafic. Les syndicats français dénoncent “des conditions inhumaines” pour ces chauffeurs routiers contraints à la débrouille. Parmi eux, Damien Doherty est arrivé d’Irlande avec des crustacés à destination de Boulogne-surMer, en France. Il n’a pas pu embarquer mais sa cargaison a pu être acheminée. “On a dû trouver une société en France pour récupérer ma remorque et traverser la Manche, raconte ce chauffeur routier à France 24. Ça n’a pas été facile. Ensuite il a fallu s’assurer que nos clients étaient encore à l’usine pour débarquer la cargaison. On n’est pas encore sûr à 100% que tout est en ordre.” 

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