L’Union européenne a appelé à éviter les voyages non essentiels entre les pays du bloc pour faire face à la menace des nouveaux variants du coronavirus, jugeant la situation sanitaire “très grave”, à l’issue d’un sommet des Vingt-Sept par vidéoconférence jeudi. Faisant écho à l’agence européenne chargée des épidémies (ECDC), la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a estimé jeudi soir que “tous les voyages non essentiels” devaient “être fortement déconseillés”. “Nous sommes de plus en plus inquiets au sujet des différents variants” du coronavirus, a reconnu Mme von der Leyen. Elle a proposé une nouvelle définition plus précise des zones à risques du point de vue sanitaire, avec une nouvelle catégorie “rouge sombre”. Au sein de l’UE, les voyageurs en provenance de ces régions pourraient être soumis à l’obligation de subir un test avant leur départ et de se mettre en quarantaine à leur arrivée. Concernant les pays hors UE, “nous proposerons des mesures de sécurité supplémentaires pour les voyages essentiels vers l’Europe, par exemple en exigeant un test avant le départ”, a-t-elle ajouté. Le contrôle des frontières est une prérogative nationale, mais les Européens tentent de se coordonner pour préserver le fonctionnement du marché intérieur, le transport de marchandises et le quotidien des travailleurs transfrontaliers. Ils veulent éviter le chaos qui avait suivi les fermetures de frontières en ordre dispersé lors de l’arrivée de l’épidémie au printemps dernier. Face aux variants du coronavirus (britannique, sud-africain), plus contagieux, plusieurs pays ont déjà durci les restrictions ces derniers jours, comme l’Allemagne mardi. Les Pays-Bas ont annoncé jeudi soir un couvre-feu à partir de 21h00, le Portugal une fermeture de ses écoles.