Coronavirus : Déprime et inquiétude à Melbourne, “ville fantôme”

Walaa Al-Assrah Mercredi 05 Août 2020-12:53:30 Actualités Internationales
 Une gare déserte à Melbourne, le 3 août 2020
Une gare déserte à Melbourne, le 3 août 2020

Quand Katherine Reed a appris que les mesures de confinement dans sa ville de Melbourne allaient non seulement être prolongées de six semaines, mais aussi renforcées, cette femme de 32 ans vivant seule s’est mise à pleurer. Cela faisait des mois, depuis mars, qu’elle travaillait de chez elle quand, en même temps que l’hiver austral, est arrivée en juin la deuxième vague épidémique dans la deuxième ville d’Australie. Et elle déprime à l’idée de penser qu’à l’instar de millions d’autres, elle devra vivre isolée six semaines de plus, selon l’AFP.

“Je comprends que le confinement soit renforcé”, dit-elle, tout en jugeant “cruelles et malavisées” les règles qui permettent de recevoir la visite de son conjoint, mais pas d’un ami.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les experts avertissent que la lutte contre le Covid-19 impliquera pour tout le monde des hauts et des bas, des progrès mais aussi des revers.

Pour Katherine Reed, le savoir n’aide pas à faire passer la pilule.

L’Australie avait été louée pour sa gestion efficace de la première vague épidémique. Mais quelques nouveaux foyers de contamination en juin à Melbourne et dans sa région ont échappé à tout contrôle.

L’Etat de Victoria, qui enregistre désormais plusieurs centaines de cas par jour, a graduellement durci les mesures.

Melbourne est désormais soumis à un couvre-feu nocturne de 20h00 à 05h00 du matin, et ce jusqu’au 13 septembre. A compter de jeudi matin, seuls les commerces essentiels pourront ouvrir.

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