Le réchauffement oblige les orques (prédateur) et les harengs (proie) à migrer toujours plus loin vers le nord.
Les eaux claires et tranquilles du Reisafjorden, dans l'extrême-nord de la Norvège, sont récemment devenues le jardin d'hiver de la population locale d'orques.
À trois degrés au-dessus de zéro, l'océan y est à température idéale pour les harengs qui, en prévision de la période harassante de frai vers février/mars, ont fait du gras et se présentent, dodus, à l'appétit des voraces cétacés.
En vingt ans toutefois, les harengs ont migré 300 kilomètres plus au nord, désertant les îles Lofoten pour trouver pendant une période suffisamment longue des eaux à moins de six degrés nécessaires à leur reproduction.
Les orques, qui à l'occasion boulottent phoques ou petites baleines, ont dû suivre.
Il y a eu une modification du circuit migratoire du hareng. Le réchauffement climatique responsable de la montée de la température des eaux a poussé les harengs toujours plus au nord.