Le ministre des Affaires étrangères Sameh Choucri s’est envolé hier samedi pour Washington pour une visite d’une semaine. Au cours de la visite, il rencontrera un certain nombre de responsables pour poursuivre les négociations autour du Barrage de la Renaissance. Washington abritera demain 13 janvier les réunions des ministres des Affaires étrangères sur le Barrage de la Renaissance en vue de trouver une issue aux points de divergence.
En effet, le président de la commission des affaires africaines de la Chambre des députés, Tarek Radwane, avait exprimé sa vive désapprobation de la manière dont l’Ethiopie a agi lors des négociations sur la stratégique de remplissage du Barrage de la Renaissance, situé sur le Nil Bleu, selon la MENA.
L’Ethiopie vise à remplir le barrage sans appliquer aucune règle assurant des garanties réelles pour les pays en aval et les protégeant des dommages probables, ce qui révèle qu’elle cherche intentionnellement à ne pas parvenir à une solution lors des négociations entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan, tenues depuis des années, a-t-il déclaré vendredi soir.
Il a signalé que l’Ethiopie veut imposer son contrôle sur le Nil Bleu, exploiter et remplir le Barrage de la Renaissance sans tenir compte en aucune manière des intérêts hydriques des pays en aval. Aucune décision portant atteinte à l’intérêt du peuple égyptien ne peut être imposée aux plus hautes autorités de l’Egypte, sous la direction du Président Al-Sissi, poursuit M. Radwane, soulignant que le communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères sur les réunions des ministres des Ressources hydriques des trois pays, tenues à Addis-Abeba, a dévoilé au monde entier l’intransigeance de la partie éthiopienne qui refuse de préserver la sécurité hydrique de l’Egypte.