Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choucri, a affirmé que le comité des experts pour le Barrage de la Renaissance devait terminer son travail d'ici deux semaines, rapporte la MENA.
S'adressant aux médias locaux, Choucri a précisé que le but, au bout de ces deux semaines, était de parvenir à un accord contraignant sur le remplissage et l'exploitation du barrage, loin de toute action unilatérale. Nous avons œuvré inlassablement, tout au long de dix ans, pour aboutir à un accord et montré notre bonne foi en paraphant l'accord trouvé à Washington, a ajouté Choucri. "Nos autres partenaires doivent montrer la volonté politique et soutenir la conclusion d'un accord tenant compte des intérêts des trois Etats (Egypte - Soudan - Ethiopie), a indiqué le chef de la diplomatie égyptienne.
En effet, la réussite des pourparlers sur le Barrage de la Renaissance nécessite l'engagement des parties prenantes à s'abstenir de toute action unilatérale tant qu'un accord n'est pas trouvé sur le remplissage et l'exploitation par le biais d'un retour immédiat à la table de négociations, a affirmé le Président Abdel Fattah Al-Sissi lors de sa participation, par visioconférence, au sommet restreint des Chefs d'Etat membres du bureau de la présidence de l'Union Africaine.
Al-Sissi a réaffirmé que la question du Barrage de la Renaissance était une question vitale touchant directement à la vie de millions d’Égyptiens, de Soudanais et d’Éthiopiens, saluant les efforts et la sagesse de l'Afrique du Sud dans la gestion des défis exceptionnels affrontés par le continent africain, selon le porte-parole de la Présidence égyptienne de la République, Bassam Radi.
Le Chef de l'Etat a souligné que l'Egypte souhaitait sincèrement parvenir à un accord juste et équilibré, prenant en considération les aspirations de l'Ethiopie en matière de développement économique et les droits hydriques des pays d'aval, l'Egypte et le Soudan. Au terme du sommet, il a été convenu de former un comité gouvernemental d'experts juridiques et techniques des trois pays ainsi que des pays africains membres du bureau de la présidence de l'UA, selon le porte-parole qui a ajouté que ledit comité devait comprendre également des observateurs internationaux afin de favoriser la signature d'un accord contraignant sur les règles de remplissage et d'exploitation du barrage loin de toute action unilatérale.