C'est la Journée de la météo !

Ingi Amr Dimanche 24 Mars 2019-12:02:59 Chronique et Analyse
C'est la Journée de la météo !
C'est la Journée de la météo !

Dans notre vie de tous les jours, la météo est devenue de plus en plus vitale. Le bulletin météorologique gagne davantage d'importance. Les informations liées au climat sont essentielles dans notre quotidien. Quoi porter?  Fera-t-il beau temps ? Est-ce convenable de partir en voyage? Va-t-il pleuvoir? Y aura-t-il du brouillard? Les prévisions de la  météo répondent à nombreuses questions.

 

C’est la Journée mondiale de la météo. Cette dernière joue un rôle sans doute important dans notre vie quotidienne. D’où l’idée de la célébrer en une journée mondiale.La Journée internationale de la météorologie célèbre l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Cette organisation a contribué au progrès rapide des sciences météo-climatiques, des technologies connexes et de la coopération internationale. Cette évolution s’est vite traduite par la mise en place de systèmes mondiaux pour la protection des personnes et des biens et l’atténuation des effets des catastrophes naturelles.

Aujourd’hui, plus que jamais, on s’aperçoit que l’économie mondiale est de plus en plus sensible au temps et au climat. Toutes les activités humaines sont soumises à l’influence du temps, du climat et de l’eau.

En 2000, l’Organisation des Nations Unies a recentré sa stratégie en faveur d’un développement plus respectueux de l’environnement. Elle a  aussi en favorisé la résolution des problèmes de vulnérabilité aux risques climatiques, en favorisant la prévention et en améliorant la qualité des interventions en cas de catastrophes. Ces objectifs ont été développés dans le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable (Johannesburg 2002).

Les progrès ont été accomplis dans l’observation à distance à l’aide de radars, de satellites et autres moyens de surveillance, le traitement des données et les communications. Progrès ayant permis de renforcer la compréhension scientifique des processus physiques qui se produisent dans l’atmosphère et les océans.

Ces progrès ont débouché sur une amélioration sans précédent de la qualité et de l’exactitude des prévisions et des alertes météorologiques. Il est désormais possible d’établir des prévisions météorologiques déterministes.

A l'échelle nationale, il importe ainsi de jeter la lumière sur le rôle désormais grandissant de l’Organisme de la météorologie. Ce dernier déploie un effort remarquable dans la prévision des changements et des instabilités climatiques qui ont frappé notre pays depuis le début de l’année 2015. Précisément depuis mai 2015, des phénomènes inhabituels ont eu lieu l’un après l’autre. Tempête de sable, températures qui dépassent les 50 degrés, pluies torrentielles, inondations, vagues de chaleur… Avant tous ces phénomènes climatiques, l'Organisme de la Météo avait publié des bulletins etavait mis en garde à la fois responsables et citoyens. Cet effort a du être récompensé. L’Organisme égyptien de la météo a étédonc choisi, fin 2015, par l’Organisation mondiale de la Météo, comme centre de formation régional pour les spécialistes et observateurs climatiques au niveau de l’Afrique et du Proche-Orient.

Au sein de l’Organisme de la météorologie, le travail a lieu 24 heures sur 24, le long de la semaine. Pas de congés. Des soldats inconnus, des activités multiples, toutes résumées en un bulletin de météo que tout le monde suit sur la télé ou via des messages SMS.

D'ailleurs, il y a cent cinquante ans, marins et agriculteurs furent les premiers clients de la météorologie naissante. L’aviation est aujourd’hui le consommateur principal parmi une multitude d’activités sociales et économiques. Ordinateurs et satellites ont permis, ces dernières décennies, une amélioration spectaculaire de la qualité des prévisions.

Pourtant, le caractère turbulent de l’atmosphère impose une limite théorique aux prévisions météorologiques.Il reste, cependant, aujourd’hui, une marge de progression possible importante. Par exemple, la prise en compte des interactions entre l’atmosphère, l’océan et la biosphère permettra d’indiquer, parmi les évolutions possibles à long terme, celles qui seront susceptibles de se dérouler.

La prévision météorologique reste le domaine le plus visible de l’activité des services météorologiques. Cette activité assurée dans le monde par les services météorologiques nationaux (SMN)nécessite d’importants moyens techniques et humains en continu, difficilement perceptibles par celui qui regarde ou écoute un bulletin de prévisions.

Un service national remplit une double fonction : participer au réseau mondial d’observation et fournir aux utilisateurs les services requis.

À l’échelon mondial, la coordination relève de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), l’agence spécialisée des Nations Unies, déjà mentionnée.

La prévision à quelques jours de l’arrivée d’une vague de froid ou de chaleur ne peut avoir lieu que grâce à un système global d’observation ou de transmission auquel participe l’ensemble des SMN et grâce à des modèles numériques de simulation.

L'observation est le point de départ de toute prévision météorologique. Descriptions qualitatives du ciel ou mesures de paramètres physiques de l'atmosphère, toutes les observations doivent être méticuleusement définies, normalisées, sélectionnées et organisées pour concourir à mieux comprendre et prévoir les phénomènes météorologiques.

Les observations sont la matière première utilisée par le météorologiste pour prévoir le temps, et par le climatologue pour étudier le climat. En effet, les observations décrivent l'état de l'atmosphère, siège des phénomènes météorologiques, et le temps qu'il fait. Cette connaissance permet de comparer le temps d'aujourd'hui à celui d'hier, et de prévoir le temps de demain. Les météorologistes sont aujourd'hui aidés dans leur tâche par les modèles numériques de prévision. Le monde de l'observation météorologique s'est ainsi structuré pour fournir des données de qualité, capables de renseigner ces modèles et d'aider à l'interprétation de leurs résultats. 

Les phénomènes météorologiques se produisent dans la partie de l'atmosphère qui s'étend du sol à une trentaine de kilomètres d'altitude. Afin d'avoir une représentation d'ensemble des phénomènes, les observations doivent être effectuées au niveau du sol, en altitude, au-dessus des océans et sur l'ensemble de la planète. C'est important, y compris pour la prévision locale. Les modèles de prévision simulent d'abord les grands phénomènes atmosphériques autour de la terre, puis zooment sur des portions de plus en plus petites de territoire en prenant en compte des observations plus spécifiquement liées à la zone concernée pour gagner en précision.

Les phénomènes météorologiques se déplacent très rapidement. Les observations doivent donc être renouvelées en permanence.

La précision de la prévision dépend de la quantité et de la qualité des données mais aussi de la rapidité avec laquelle ces données sont disponibles pour alimenter les modèles numériques de prévision. Aujourd'hui, malgré les progrès énormes réalisés en télécommunications, le temps nécessaire pour acheminer l'observation prend de quelques minutes à une heure selon les stations et les pays.

Selon les stations, ne seront mesurés que les paramètres de bases (vent, température, humidité, précipitation) ou de nombreux autres paramètres : pression, rayonnement, état de surface (gelé, mouillé, sec), quantité de nuages, hauteur de la base des nuages, hauteur de neige et temps présent, c'est-à-dire les phénomènes météorologiques comme la pluie, la neige, le brouillard. Pour la mer, on mesure également les vagues et la houle. Ces mesures sont de plus en plus souvent effectuées automatiquement grâce à du matériel toujours plus performant. Elles sont complétées le cas échéant par des observateurs humains  professionnels qui fournissent des informations plus précises pour quantifier la grêle, l'épaisseur de neige ou la visibilité horizontale par exemple.

 

Phénomènes météorologiques

Les nuages

Un nuage est formé d'une multitude de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère. Son aspect est fonction de la nature, de la taille et de la répartition des particules qui le composent, ainsi que de la lumière qui l'éclaire. Parfois, il nous apparaît blanc, presque transparent ou éclatant comme la neige, ou à l'inverse gris, voire noir et menaçant.

À l'intérieur d'un nuage, les particules sont sans cesse en mouvement. Elles fusionnent, fondent, s'évaporent, se subliment pour mieux condenser ou geler à nouveau.

Le brouillard

Le brouillard est un phénomène particulièrement dangereux pour tous les types de transports. Le brouillard est la suspension dans l'atmosphère de très petites gouttelettes d'eau réduisant la visibilité au sol à moins d'un kilomètre. Les gouttelettes d'eau sont maintenues en suspension par les mouvements turbulents de l'air. Le brouillard est en fait un nuagedont la base touche le sol.

Les orages

Éclairs, coups de tonnerre, fortes pluies,  peuvent survenir lors d'un orage.Un éclair peut se déclencher à l'intérieur du nuage, entre deux nuages, ou entre le nuage et le sol. L'orage est souvent accompagné par un ensemble de phénomènes violents : rafales de vent, précipitations intenses parfois sous forme de grêle et quelquefois vents rabattants.
Les orages se forment lorsque l'atmosphère est instable, avec de l'air chaud près du sol et froid en altitude. L'orage est généralement un phénomène de courte durée.

La pluie

L'eau qui forme la pluie provient de l'évaporation de l'humidité qui existe dans la nature ( lacs, mers, océans). Cette vapeur d'eau se mélange à la masse d'air.  La vapeur d'eau contenue dans l'air se condense. Ces gouttelettes donnent des nuages.

Dans un nuage chaud, les gouttes d'eau grossissent. Quand elles sont trop lourdes (environ 0,5 mm de diamètre) pour être soutenues par le courant ascendant, elles tombent, formant ainsi une pluie.

Dans un nuage froid, les gouttelettes peuvent rencontrer un noyau de congélation et se transformer en cristaux de glace. Ces derniers grossiront par condensation. Ils finissent eux aussi par tomber en capturant des flocons plus petits pour augmenter leur diamètre.

Le vent

En météorologie, le vent désigne le mouvement horizontal de l'air. Sa mesure comprend deux paramètres : sa direction et sa vitesse ou force.l'air s'écoule dans l'atmosphère des zones de haute pression (anticyclones) vers les zones de basse pression (dépressions).

Les cyclones

Chaque année, environ 80 tempêtes tropicales ou cyclones se forment sur le globe au-dessus des eaux tropicales. Ces phénomènes tourbillonnaires, de pressioncentrale très basse, tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord. Ils s'étendent sur 500 à 1 000 km et leur centre, appelé œil du cyclone, est bien visible sur les images satellitaires. D'un diamètre généralement de 30 à 60 km (parfois jusqu'à 150 km), cet œil est une zone d'accalmie (pas de pluie, vent faible).

Pour qu'uncyclone se développe, la température de l'océan doit être élevée dans les 60 premiers mètres pour permettre une évaporation intense et des transferts d'humidité de l'océan vers l'atmosphère. Ce transfert est à son maximum à la fin de l'été lorsque les eaux de surface atteignent 28 à 29 °C. Cette condition thermique est indispensable à la naissance et au développement du phénomène, indique Météo France.  Ainsi, il ne se forme généralement pas de cyclone en Atlantique sud ou dans le Pacifique sud-est, où les eaux sont relativement froides.  Pour la même raison, les cyclones s'affaiblissent rapidement en pénétrant à l'intérieur des terres, où ils ne sont plus alimentés en eau chaude.

 

 

 

 

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