Le Conseil de sécurité est tenu hier à 21h 00 (heure du Caire), sous la présidence de la France, une séance ouverte sur la question du barrage de la Renaissance en présence des trois pays concernés l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie, a indiqué hier lundi le rédacteur diplomatique de la MENA.
Cette séance, tenue en réponse à une demande de l'Egypte le 19 juin, est une évolution importante liée au sujet du barrage et reflète le succès de l'Egypte – administration politique et diplomatie - de convoquer cette séance pour faire le point sur sa position et sa volonté de reprendre, de bonne foi, les négociations sur le barrage dans le but de parvenir à un accord et rejeter toute mesure unilatérale.
Selon le rédacteur de la MENA, cette séance montre la conviction du Conseil de Sécurité - l'un des principaux organes des Nations Unies, et le principal organe concerné par les questions liées au maintien de la paix et de la sécurité internationales - du point de vue de l'Egypte qui considère que le piétinement des négociations et l'annonce unilatérale par l'Ethiopie du début du remplissage du réservoir du barrage au mois de juillet 2020, sont inadmissibles et pourraient créer une situation, dont la poursuite menacera la paix et la sécurité internationales.
L'Egypte a renforcé ses concertations menées en ce sens avec la France, qui assume la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin et à la lumière des relations bilatérales étroites entre les deux pays et les présidents Al-Sissi et Macron.
L'Egypte a travaillé sans relâche pour parvenir à un accord qui permettrait à l'Ethiopie de réaliser ses objectifs de développement tout en réduisant les effets néfastes sur les pays en aval.