Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choucri, a souligné que le Conseil de Sécurité prendra son temps dans les délibérations autour de la plainte qui lui a été déposée concernant le Barrage de la Renaissance.
Choucri a ajouté, lors d’un entretien à l’émission « Ahl Misr » (Peuple d’Egypte), que l’Egypte saisit bien le point de vue de la partie éthiopienne, et fait ainsi plusieurs tentatives pour faciliter les affaires et bénéficier de ce méga-projet afin de réaliser le développement.
Il a toutefois parlé de l’intransigeance de l’autre partie (l’Ethiopie) qui torpillera les négociations. La flexibilité ne signifie le fait de renoncer aux intérêts du pays, a-t-il dit. « Nous évaluons les choses et nous présentons des facilités qui vont de pair avec les intérêts de chaque Etat », a rétorqué M. Choucri.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères a indiqué que l’Egypte et le Soudan, en tant pays de l’aval, ont intérêt à poursuivre la coordination et la solidarité entre les deux pays, non pas pour former un bloc contre l’Ethiopie, mais plutôt pour faciliter les négociations afin de régler cette crise.