Bâb en-Nasr, la Porte de la Victoire

Lundi 07 Mai 2018-13:30:44 Photo du jour
Bâb en-Nasr, la Porte de la Victoire
Bâb en-Nasr, la Porte de la Victoire

Jusqu'à la fin du XIe siècle, la ville n'était entourée que par un mur de briques crues datant de Gawhar, qui n'offrait qu'une défense médiocre. En 1074, le calife fâtimide el-Mustansir demanda à Badr ed-Din el-Gamali, gouverneur d'Acre, de se rendre à el-Qahira pour mater la révolte des Turcs de la garnison. Le représentant du calife, après avoir exécuté les rebelles, entreprit de renforcer les fortifications du Caire en construisant une vaste muraille de pierre.  En 1087, Badr ed-Din el-Gamali fit venir des architectes chrétiens syriens d'Edesse pour la construction des trois grandes portes_fortifiées  : Bâb el-Futuh, Bâb en-Nasr et Bâb Zuweyla. Ce recours à des chrétiens Syriens explique sans doute la parenté de ces édifices avec les portes des forteresses byzantines.

A l'est de la précédente se dresse Bâb en-Nasr, la Porte de la Victoire, qui vint remplacer la porte de la muraille de Gawhar. Badr ed-Din el-Gamali  l'avait à l'origine baptisée Bâb el-Izz (Porte de la Gloire), mais les Cairotes préférèrent celui de Bâb en-Nasr. Elle est la plus originale des trois portes du Caire fâtimide conservées ; en effet, au lieu d'être flanquée de tours arrondies, elle présente des tours rectangulaires. Au-dessus de l'entrée se trouve une inscription comportant le nom de Badr ed-Din el-Gamali  et la date de construction. L'entrée est voûtée d'arêtes, tandis que la partie supérieure des tours, supportant la plate-forme, est couverte d'un dôme sur pendentifs.

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