Aux Etats-Unis, un Thanksgiving à haut risque

Dr Nesrine Choucri Samedi 28 Novembre 2020-07:00:04 Actualités Internationales
Une fillette palestinienne participe à un mariage le 13 novembre 2020 à Gaza
Une fillette palestinienne participe à un mariage le 13 novembre 2020 à Gaza

Parade virtuelle et appels à des rassemblements limités, les Américains fêtaient jeudi un Thanksgiving terni par le nouvel embrasement de l’épidémie dans le pays, tandis que l’Europe assouplit légèrement ses restrictions. Pandémie oblige, la célèbre parade de Thanksgiving aux ballons géants qui réunit habituellement des millions de personnes dans les rues de New York, s’est tenue sans public. Elle a été diffusée en ligne, une grande partie de l’animation ayant été filmée en avance, indique l’AFP. Suivant, comme beaucoup de ses compatriotes, les recommandations des autorités sanitaires le président élu Joe Biden ne s’est pas déplacé mais il a passé cette fête familiale dans son fief du Delaware (nord-est) en petit comité avec sa femme, sa fille et son gendre. “Je sais que ce n’est pas de cette façon que beaucoup d’entre nous espéraient passer les fêtes”, a-t-il souligné dans une vidéo diffusée jeudi sur Twitter. “C’est un sacrifice personnel que chaque famille peut et doit faire pour sauver la vie de quelqu’un d’autre. C’est un sacrifice pour tout le pays”, a-t-il ajouté. L’ancien vice-président a toutefois cherché à rassurer ses concitoyens. “Nous allons nous en sortir ensemble, même si nous devons être séparés”, a-t-il affirmé dans une tribune publiée par CNN. A l’inverse, le président Donald Trump a encouragé mercredi “tous les Américains à se rassembler, chez eux et dans des lieux de culte” lors de sa proclamation de Thanksgiving. Face à ces injonctions contradictoires, près de sept millions de personnes ont tout de même pris l’avion aux Etats-Unis sur les sept derniers jours, d’après les données de l’agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports, soit une hausse de 22% par rapport à la semaine précédente. Mais les retrouvailles familiales, autour de la traditionnelle dinde farcie, accompagnée de patates douces et de sauce aux canneberges, n’auront pas la même saveur cette année alors que le pays a enregistré mercredi plus de 2.400 morts du coronavirus en 24 heures, un plus haut depuis six mois. Jeudi, le bilan s’est établi à 1.333 décès supplémentaires. 

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