Marie Wattel, sur 100 m papillon, a porté à quatre le nombre de nageurs qui se sont montrés d’entrée à la hauteur des exigeants chronos fixés pour prétendre se qualifier au plus tôt pour les Jeux de Tokyo, aux Championnats de France, dimanche à Saint-Raphaël. Florent Manaudou, sur 50 m, Béryl Gastaldello, sur 100 m, et Mélanie Hénique, sur 50 m, y étaient parvenus avant elle depuis jeudi, d’après l’AFP. Mais les choses ne sont pas figées, puisque la compétition varoise n’est que le point de départ de la première fenêtre de qualification olympique, qui ne se refermera que le 21 mars prochain. Ce n’est qu’au bout de ces trois mois que celles et ceux qui auront réalisé un temps correspondant à une entrée en finale mondiale - dans la limite d’un qualifié par course - empocheront un billet pour Tokyo. En attendant, aucun membre du quatuor n’est automatiquement qualifié pour les JO-2020 repoussés d’un an sous l’effet de la pandémie de coronavirus. Pour l’être au plus vite, chacun d’entre eux doit rester le nageur français le plus rapide sur sa course respective au terme de cette période. Et s’ils se font doubler ? Les derniers sésames en jeu seront distribués dans un second temps aux Championnats de France 2021, mi-juin à Chartres, selon des minima moins relevés. Il n’y en a qu’un qui a déjà l’esprit libre : David Aubry, qualifié au titre de sa médaille mondiale (bronze) sur 800 m obtenue en 2019. Pour Wattel (23 ans), victorieuse du 100 m papillon en 57 sec 40, pour 57 sec 51 demandées, “il y a du soulagement”. D’autant “qu’il y a de la marge sur le virage, et qu’au niveau état physique et mental, on peut mieux faire”. “Ce qui est intéressant, c’est la technique : elle était vraiment posée, surtout la nage du premier 50 m, je l’ai beaucoup travaillé pendant deux ans, et maintenant, c’est acquis”, complète celle qui est partie s’entraîner en Angleterre, à Loughborough, après des JO-2016 sans relief, et compte rallier Marseille une fois l’année scolaire terminée.