Au ralenti depuis quatre mois, le basket français veut boucler la saison

Aya Magdi Mercredi 24 Février 2021-13:36:25 Sports
Match de Championnat entre l’ASVEL et Limoges, à Villeurbanne
Match de Championnat entre l’ASVEL et Limoges, à Villeurbanne

Après quatre mois au ralenti, le basket masculin français a décidé de se remettre en marche, avec une reprise à plein régime à partir de mars, et un Final 8 sur un weekend après le 15 juin espéré pour décerner le titre national. Depuis les restrictions décidées par le gouvernement à la fin octobre face à la résurgence de la pandémie de Covid-19 en France, le basket masculin hexagonal a avancé à un rythme lent: 50 matches joués, soit à peu près le tiers de ce qui était initialement prévu (144), selon l’AFP. Le but était de limiter l’impact économique du huis clos imposé, alors que les clubs dépendent fortement de la présence de public dans les salles. L’assemblée générale de la LNB réunie lundi a voté très majoritairement (95%) en faveur d’une reprise du Championnat à plein régime à compter du premier week-end de mars: quatre matches au moins par équipe, six en avril, pour certains clubs jusqu’à onze en mai et enfin six sur la première quinzaine de juin. L’objectif affiché est de disputer les 216 matches restants (sur un total de 306) avant le 15 juin pour boucler la saison régulière et organiser un Final 8, qui décernera le titre de champion de France, sur la formule de la Leaders Cup, à savoir des quarts, demies et une finale joués sur une manche sèche, un site unique (pas sur le parquet de l’un des huit qualifiés) et lors d’un week-end. Les clubs ont poussé en faveur de cette formule, même si certains pourraient être privés de leurs internationaux, qui devront être libérés au 15 juin pour rejoindre leur sélection en tournoi de qualification olympique. En revanche, les places en Coupes d’Europe seront attribuées selon le classement à la fin de la saison régulière. Si la saison régulière ne pouvait pas se disputer complètement, ce sera alors un “ranking” sur plusieurs saisons qui permettra de décerner le titre national, ainsi que les relégations. Financièrement, il y avait nécessité à reprendre le jeu pour les clubs. “On est arrivé à un point où il fallait jouer”, a résumé Philippe Ausseur, président de la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion (DNCCG), le gendarme financier des clubs professionnels du basket masculin français.

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