Affiche toujours entourée d’une odeur de soufre, le Liverpool-Manchester Unit-ed d’hier dimanche, pour la 19e journée, avait des airs de tentative de putsch en Premier League, les Red Devils espérant renverser le champion en titre qui a perdu de sa superbe. Dépassés en milieu de se-maine par Manchester, qui a remporté son match en retard contre Burnley (1-0) pour prendre trois points d’avance en tête, les Reds devaient réagir à Anfield Road, selon l’AFP. Une victoire allait leur redonner les rênes du Championnat, alors qu’une défaite allait renforcer l’idée qu’ils sont redevenus une équipe presque comme les autres.L’entraîneur Jürgen Klopp s’était pour-tant efforcé de banaliser cette rencontre.“Gagner un match de football et battre Manchester United c’est déjà (une motiva-tion suffisante) en soi (...) C’est tout ce à quoi on doit penser”, avait-il relativisé en conférence de presse.“La saison est encore longue, donc ce n’est pas vraiment le moment de se dire +si on gagne, on repasse devant, et bla bla bla+”, avait-il poursuivi.Au-delà des six points d’avance qu’il allait offrir à United, un succès mancu-nien allait avoir pourtant un retentissement énorme.D’abord parce que Liverpool n’avait plus perdu à Anfield en Championnat depuis trois ans et neuf mois (67 matches!).Cette saison, les Reds se sont imposés sept fois sur huit sur leur pelouse.Manchester United, de son côté, n’avait plus perdu à l’extérieur en Championnat depuis un an et... son dernier déplacement à Anfield Road le 19 janvier 2020.Défaits 2-0, les Red Devils comptaient alors 30 points de retard sur Liverpool, qui comptait déjà 16 longueurs d’avance sur son dauphin Manchester City.