L’Egypte a réalisé un bond notoire dans l’infrastructure de haute qualité, construite conformément aux technologies de pointe et aux standards mondiaux, a déclaré hier mardi la Commissaire à l’infrastructure et à l’énergie de la Commission de l’Union africaine, Dr Amani Abou-Zeid (photo), à l’Agence de presse égyptienne MENA, en marge de la Semaine de l’infrastructure africaine, tenue en Egypte jusqu’à jeudi. Impressionnée par cet exploit immense, Dr Amani Abou-Zeid a indiqué que l’UA prône l’application du modèle égyptien en matière d’infrastructure haut de gamme dans tout le continent, affirmant s’être rendue dans la capitale administrative où elle a constaté le haut niveau des infrastructures. Les participants à la Semaine de l’infrastructure en Afrique visiteront également la capitale administrative, a-t-elle dit, ajoutant que la plus grande contribution que pouvait apporter l’Egypte au continent est de mettre à profit son expertise et ses progrès dans plusieurs domaines. L’Afrique s’est assigné une stratégie, à savoir, l’agenda 2063, qui stipule l’exécution de plusieurs méga-projets censés promouvoir le continent, et ce par le truchement d’une intégration régionale de tous les secteurs, a-t-elle fait savoir, expliquant que l’un des piliers de cette stratégie consiste à exécuter un programme d’infrastructures continentales et régionales qui devrait favoriser la liaison entre les pays du continent et devrait constituer l’assise d’autres secteurs tels l’enseignement, la santé, l’industrie et l’agriculture. L’UA est la représentation politique de tous les pays du continent et se charge de réaliser l’intégration régionale du continent dans tous les domaines, en tête desquels l’interconnexion régionale que ce soit à travers les routes, les chemins de fer, les lignes aériennes et maritimes ou les réseaux informatiques, détaille la commissaire de l'UA.
Les projets relatifs aux infrastructures font l’objet d’étude et sont ensuite soumis aux ministres puis aux Chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UA pour être approuvés, a-t-elle souligné, précisant que ces méga-projets nécessitent des fonds importants évalués entre 100 et 130 milliards de dollars par an, soit des sommes qu’un pays à lui seul ne peut assumer mais que peuvent assurer de grandes institutions de financement ou d’investissement ou encore le secteur privé.
Le programme prévoit une multitude de projets pour tout le continent exécuté sur une période de dix ans et les projets prioritaires pour la prochaine décennie seront prochainement déterminés, a-t-elle conclu.