Al-Sissi au FNJ : Les rumeurs sont des calomnies pour saper la sécurité de la patrie

Test Acount Samedi 14 Septembre 2019-21:59:11 Actualités
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi à l’inauguration du 8ème Forum National des Jeunes (FNJ)
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi à l’inauguration du 8ème Forum National des Jeunes (FNJ)

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a assisté samedi matin à l’inauguration du 8ème Forum National des Jeunes (FNJ), tenue au Centre international des Conférences d’Al-Manara au Nouveau-Caire. Ont assisté à l’inauguration du Forum, le Premier ministre Moustafa Madbouli et le président de la Chambre des députés Ali Abdel Aal, ainsi qu’un certain nombre de ministres et  de hauts responsables de l’Etat, outre 1.600 jeunes des différents secteurs du pays, selon la MENA. L’idéologie du terrorisme n’aurait jamais réussi si elle ne disposait pas d’incubateurs et de parrains au niveau des Etats, a affirmé le Président Al-Sissi lors d’une séance intitulée “Évaluation de l’expérience de la lutte contre le terrorisme au niveau national et international”.
“L’Armée égyptienne est le véritable centre de gravité dans la région.. l’affaiblissement de l’Etat national est l’objectif principal du terrorisme, souligne le Chef de l’Etat, rappelant que le terrorisme avait été instrumentalisé pour semer la destruction en Syrie, en Libye et dans des pays d’Afrique centrale et qu’aujourd’hui il œuvre à “épuiser” l’Etat égyptien.
Le Raïs a plaidé pour un discours religieux allant de pair avec son époque, estimant que le terrorisme en tant qu’idée diabolique a la religion et l’humanité dans son collimateur. Al-Sissi a également rappelé que de 1980 à 1988 le terrorisme avait été utilisé pour réaliser des objectifs politiques loin de la légitimité.
Ont également participé à cette séance, le Premier ministre Moustafa Madbouli, le président de la Chambre des députés Ali Abdel Aal, et le général Mohamed Zaki ministre de la Défense, ainsi que nombre de ministres et hauts responsables de l’Etat, outre 1.600 jeunes des différents secteurs du pays.
Le directeur du Centre égyptien d’études stratégiques, Khaled Okacha, a affirmé que les attaques terroristes menées le 11 septembre 2001 à New York, constituent un tournant dans le développement du phénomène du terrorisme.  Il a rappelé que la période 1980 - 1990 avait témoigné du début des organisations terroristes au sein des conflits, commençant par l’Afghanistan et ce qu’on appelle “le Jihad mondial”.
Et d’expliquer que les attentats du 11 septembre avaient marqué la nécessité de former une Coalition internationale sous la direction des Etats-Unis, laquelle regroupe environ 20 pays pour lutter contre le terrorisme. Quant aux caractéristiques qui distinguent les organisations terroristes à l’heure actuelle, la directrice du programme de sécurité et de défense, Dalal Mahmoud, a souligné qu’au début de 2017, le terrorisme a revêtu un nouveau caractère qui est lié à la situation politique. A partir de 2011, la région a connu de grands changements dont les répercussions se reflètent sur le monde. De 2011 à 2019, le terrorisme est devenu un acteur politique, étant donné que son objectif ne se limitait pas à influencer la politique de l’Etat, mais s’était étendu à renverser l’Etat lui-même et s’est encore développé quand une des organisations terroristes s’est autoproclamée Etat, tentant d’imposer sa souveraineté sur le pays, a-t-elle fait savoir.  Elle a évoqué les conflits dans la région, affirmant que les organisations terroristes travaillent avec une grande liberté, ce qui révèle l’existence de parties qui les financent.  Elle a poursuivi en disant qu’il y a un grand développement dans l’action terroriste, vu l’augmentation du nombre des organisations terroristes variant de 67 à 100 groupes opérant dans plus de 44 pays, tandis que le nombre des éléments takfiris affiliés à ces organisations s’élève à 230 terroristes dont 26% se trouvent dans la région du Moyen-Orient, selon les statistiques mondiales. D’après les estimations des Nations Unies, le budget de l’organisation terroriste Daech, après sa défaite et sa sortie de ses fiefs en Syrie et en Irak, atteint 300 millions de dollars, a-t-elle repris, révélant que 88% des revenus de Daech provenaient de la contrebande des produits pétroliers et gaziers, ce qui confirme le lien entre les intérêts politiques de certains pays et quelques organisations terroristes.  
Le Raïs a également participé à une 2ème séance sur l’impact des informations mensongères sur l’Etat à la lumière des guerres de quatrième génération. La séance a débuté par la projection d’un documentaire sur l’effet néfaste des réseaux sociaux sur la jeunesse et la dépendance qu’elle entraîne pour certaines personnes qui passent une moyenne de huit heures par jour devant ces modes d’interaction, ce qui conduit à leur détachement de la réalité et des amitiés réelles et affecte leurs relations sociales et leur communication avec leurs proches.
Le documentaire met en garde, entre autres, contre la diffusion d’idées extrémistes, de rumeurs et de campagnes ciblées visant à instaurer un climat négatif et pessimiste, soulignant l’importance du rôle du centre d’informations et de prise de décision pour répondre aux rumeurs et mensonges mis en ligne sur la toile. Il a averti de l’exploitation des réseaux sociaux par les groupes terroristes pour propager des rumeurs, soulever les peuples et œuvrer à faire tomber les pays. Les rumeurs et les allégations colportées récemment ne sont que des mensonges et des calomnies qui visent à briser la volonté des Egyptiens, a dit le Président Al-Sissi dans son intervention à la deuxième séance. Les réalisations qui ont été accomplies en cinq ans ne sont pas pour le compte d’un individu ou d’un gouvernement, mais pour toute la nation, ajoute le Chef de l’Etat.
 Les mises en doute ont commencé depuis longtemps, même avant les réseaux sociaux. Le doute venait d’une partie de la société égyptienne tout au  long de 50 ans. Il y a des gens qui mettent tout en doute, a-t-il souligné.
La société a besoin d’une véritable justice. Nous travaillons pour réaliser la justice entre les institutions de l’Etat et entre les citoyens eux-mêmes pour qu’il n y ait aucun sentiment de discrimination, poursuit le Chef de l’Etat. Aucun barrage n’avait jamais été construit sur le Nil qu’en 2011, selon le Président qui évoque une des erreurs commises et un prix payé après les développements qu’a connus le pays à l’époque.
Il s’agit d’une question très grave. En cas de répétition, ça sera plus grave, a-t-il noté, indiquant qu’en 2010 et 2009, les réseaux sociaux ont contribué à la formulation d’une idéologie et à la falsification de la conscience sur des questions qui peuvent être réglées par ces mouvements. Le tourisme en Egypte n’avait jamais été touché pour trois ou quatre ans constitutifs avec des pertes de 70 milliards de dollars ou de 80 milliards de dollars qu’avec ce qui s’est passé, a-t-il précisé.
Nul ne peut porter atteinte à l’Egypte grâce à l’Armée égyptienne, la plus puissante de la région. C’est une armée puissante, patriotique et solide. Sa solidité émane de son honneur. L’Armée a construit des routes à 175 milliards de LE en un espace de temps réduit.
Les activités du 8e Forum National des Jeunes ont commencé par la projection d’un film documentaire sur le dossier du soutien de l’Etat à l’autonomisation des jeunes qui est en tête des dossiers du Président Al-Sissi depuis son premier mandat, et la déclaration de 2016 comme année des jeunes égyptiens.
Al-Sissi a lancé le programme présidentiel visant à assurer aux jeunes des postes-clés, a reflété le film, faisant allusion au premier Forum National des Jeunes tenu à Charm Al-Cheikh, pour être une plate-forme de communication et de dialogue entre le Président et les jeunes.
Ce Forum National des Jeunes avait débouché sur de nombreuses initiatives dont notamment la création de l’Académie nationale de formation et de réadaptation, ainsi que l’Autorité de développement des moyennes, petites et micro-entreprises.

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