Abu Simbel, première étape de la visite du président Macron

Dalia Hamam Jeudi 31 Janvier 2019-15:06:05 Archéologie
Le ministre des Antiquités explique au couple français les inscriptions de la paroi à l’intérieur du temple
Le ministre des Antiquités explique au couple français les inscriptions de la paroi à l’intérieur du temple

C'est par le temple d'Abu Simbel que  le président français Emmanuel Macron et son épouse ont décidé de débuter leur visite stratégique en Egypte. Le choix du lieu n'était pas par hasard, puisque les deux temples fêtent leur 50ème anniversaire du sauvetage par l'Unesco. Celui-ci a lancé une campagne internationale aux années 60 pour empêcher les temples d'être inondés par les eaux du lacNasser alimenté par leNil. Classé parmi le patrimoine mondial par l'Unesco, ce site est considéré comme étant l’un des sites archéologiques emblématiques.

A son arrivée, le président français a été accueilli par les ministres égyptiens des Antiquités, Dr Khaled Al-Annani ; du Tourisme, Dr Rania Al-Machatt ; et le directeur de l'Institut Français d'Archéologie Orientale (IFAO), M. Laurent Bavay.

Au cours de 120 minutes, M. Emmanuel et Mme Brigitte ont visité le temple du Ramsès II, qui témoigne de la tombée perpendiculaire des rayons du soleil sur le visage du Pharaon deux fois par an. Puis, ils ont entamé une autre visite au petit temple construit et dédié à Néfertari, épouse du Ramsès II, suivie par une visite au dôme à l'intérieur du temple. Le couple français a écouté attentivement aux explications du ministre égyptien et comment l'Unesco a réussi à sauver les monuments importants de la Nubie. "Ce sauvetage a été une grande histoire de solidarité internationale puisqu'une cinquantaine de pays y ont participé.", a souligné Dr Khaled.

Selon le point, le président Emmanuel Macron devrait appeler les autorités égyptiennes, durant cette première visite en Égypte, à accorder aux Français un nouveau chantier de fouilles, celui du temple de Sérapis, sur l'immense site de Saqqarah, au sud du Caire. Les archéologues français travaillent également à fouiller et à remettre en valeur le site pharaonique de Tanis, à 150 kilomètres du Caire. Un consortium franco-égyptien postule par ailleurs à la valorisation du Grand Musée égyptien qui doit voir le jour au pied des pyramides de Guizeh.

« L'archéologie est au cœur des relations franco-égyptiennes », a rappelé l'Élysée avant la visite d'Emmanuel Macron, qui doit rencontrer lundi son homologue Abdel Fattah al-Sissi avec l'ambition de renforcer « le partenariat stratégique » entre les deux pays.

Les Français espèrent notamment se voir confier d'autres missions de fouilles ou de mise en valeur des sites antiques, comme celui de Saqqarah, au sud du Caire. Ils cherchent aussi à participer au futur Grand Musée égyptien de Guizeh et à la rénovation du célèbre musée archéologique du Caire.

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