Chaque jour, un peu partout dans le monde, des milliards de personnes choisissent de se placer du bon côté de l’Histoire. Elles s’expriment, prennent position, se mobilisent et entreprennent des actions, grandes ou modestes, pour faire avancer les droits des femmes. Elles appartiennent à la Génération Égalité.
Dans ce cadre, les 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes sont une campagne internationale annuelle qui a débuté le 25 novembre avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et s’achèvera le 10 décembre, avec la Journée des droits de l’Homme.
« Orangez le monde : la Génération Égalité s’oppose au viol » est le thème retenu cette année par l’ONU pour les 16 jours d’activisme
À compter du 25 novembre, qui marque la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, de nombreux évènements tels que des marches, des concours artistiques, des rallyes cyclistes et des marathons seront organisés partout dans le monde dans le cadre des activités du système des Nations Unies pour les 16 Jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes. Le but est d’exhorter à l’action pour éliminer ce fléau qui touche une femme sur trois dans le monde. À l’ONU, la campagne annuelle de 16 jours, qui mobilise les gouvernements comme le grand public, fait partie de l’initiative du Secrétaire général « Tous UNiS, d’ici à 2030, pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».
La couleur orange, symbole d’espoir et d’un avenir meilleur exempt de violence à l’égard des femmes, marque les commémorations de l’ONU, qui auront cette année pour thème « Orangez le monde : la Génération Égalité s’oppose au viol », afin d’attirer l’attention sur la nécessité d’enrayer la « culture du viol » ancrée dans nos sociétés, que ce soit en temps de paix ou de guerre, dans nos foyers ou dans nos rues.
Il y a de mobilisation à l’échelle mondiale lancée par des survivantes et des militantes ces dernières années au travers de mouvements tels que #MeToo, #TimesUp, #Niunamenos, #NotOneMore, #BalanceTonPorc et d’autres. Mais il reste encore beaucoup à faire.
Depuis 2006, l’ambassadrice de bonne volonté de l’ONU Nicole Kidman prête sa voix à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. À l’occasion de la Journée internationale, elle a déclaré : « En tant qu’Ambassadrice de bonne volonté de l’ONU, je sais que nous avons tous un rôle à jouer. La campagne de 16 jours est l’occasion pour la terre entière de se rassembler et de passer à l’action. Je vous demande de vous joindre à la campagne cette année pour vous élever contre le viol et pour participer aux efforts pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes ».
Alors que commence la campagne, ONU Femmes appelle toutes et tous à s’élever contre la culture du viol qui nous entoure. Pour la directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, «le viol n’est pas un acte éphémère isolé. Il peut avoir des conséquences non choisies qui changent la vie — une grossesse ou la transmission d’une maladie, un traumatisme profond et un sentiment de honte injustifié —. En situation de conflit comme en temps de paix, le viol pousse les femmes à quitter leur communauté par crainte d’être agressées ou stigmatisées du fait de leur statut de victimes. Si je pouvais faire exaucer un vœu, ce serait de supprimer totalement le viol». Il est notoirement difficile d’évaluer le nombre exact de viols et d’agressions sexuelles, car les victimes ont souvent peur de se signaler à la police. Pourtant, environ 15 millions d’adolescentes (de 15 à 19 ans) dans le monde ont subi des rapports sexuels forcés à un moment de leur vie. En outre, trois milliards de femmes et de filles vivent dans des pays où le viol conjugal n’est pas explicitement criminalisé. L’un des principaux défis en termes de prévention et d’éradication du viol et du harcèlement sexuel est la question du consentement, et le fait que beaucoup ignorent encore que seul oui signifie oui. Il est tout aussi important que le consentement soit donné de plein gré, sans être induit par la fraude, la coercition, la violence ou la menace de violence, et que la personne concernée ait pleinement la capacité de donner ce consentement — ce qui n’est pas le cas, par exemple, d’une personne ivre.
Partout dans le monde
La violence sexuelle et le viol ont également été utilisés à l’encontre des femmes et des filles en tant qu’instrument délibéré lors de conflits tels que la guerre en Bosnie-Herzégovine et au Rwanda. Au Myanmar, où plus d’un demi-million de Rohingyas ont fui le pays, le viol et d’autres formes de violences sexuelles ont été utilisés dans des campagnes de déplacement forcé des populations. En Syrie, la violence sexuelle a été utilisée pour obtenir des informations des femmes, et pour inciter les membres masculins de leurs familles à se rendre. Comme lors des précédentes éditions, des bâtiments et des monuments iconiques seront illuminés d’orange pour appeler à un avenir sans violence, y compris la Cour suprême du Zimbabwe, la Bibliotheca Alexandrina en Egypte, ou le Parlement du Pakistan. Le Manneken Pis à Bruxelles, en Belgique, sera vêtu d’orange.