Trump repart en campagne, sous le regard d’Abraham Lincoln

Walaa Al-Assrah Lundi 04 Mai 2020-14:10:59 Actualités Internationales






Trump repart en campagne, sous le regard d’Abraham Lincoln






Trump repart en campagne, sous le regard d’Abraham Lincoln






Donald Trump trépigne. Il veut sortir, quitter la Maison Blanche, repartir en campagne en vantant la relance d’une économie brutalement mise à l’arrêt par l’épidémie de coronavirus, indique l’AFP.
A six mois de l’élection présidentielle, M. Trump a opté pour un retour en pleine lumière dans un cadre spectaculaire: le Lincoln Memorial, sur le National Mall.
Retransmis en direct sur Fox News, hier dimanche en prime time, cet échange (virtuel) avec des Américains a été baptisé “L’Amérique ensemble: retourner au travail”
Le lieu est chargé en symboles: l’immense bâtiment de marbre blanc abrite une impressionnante statue d’Abraham Lincoln, assis. Le 16e président des Etats-Unis assis, assassiné le 15 avril 1865, est l’un des plus populaires du pays.
Si sa longue série de tweets samedi est un indicateur fiable, le ton de Donald Trump devrait être au combat électoral plutôt qu’à l’appel au rassemblement.
“Les démocrates, comme toujours, cherchent la bagarre. Il ne font rien de constructif, même en temps de crise”, a tonné le président, sous le feu des critiques pour son manque d’empathie depuis le début de cette crise sanitaire sans équivalent.
Au même moment, son prédécesseur républicain George W. Bush lançait dans une vidéo un appel à l’unité et à la compassion alors que les Etats-Unis ont franchi le cap des 66.000 morts du Covid-19.
“Souvenons-nous combien nos différences sont minimes face à cette menace”, a-t-il déclaré. “Souvenons-nous que l’empathie et la gentillesse sont des outils essentiels et puissants”.
A la veille de ce “Town Hall” à grand spectacle, Donald Trump a subi un camouflet: les élus des deux bords ont rejeté son offre de dépistage rapide et prioritaire des sénateurs qui doivent se retrouver ce lundi en séance plénière. Grands rivaux politiques, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, se sont fendus d’un communiqué commun pour affirmer que le Congrès préférait continuer à envoyer les ressources “vers les établissements en première ligne”, comme les hôpitaux.

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