« Ok boomer », autrement dit « cause toujours, baby-boomer »… En quelques mois, l’expression est devenue virale chez les jeunes Américains, révélatrice de leurs frustrations face aux « vieux » qui semblent mépriser leurs angoisses, notamment sur le changement climatique.
C’est « simple et court », une façon de remettre à leur place « les baby-boomers qui ont fait beaucoup de choses nuisibles pour la génération Z », explique Nina Kasman, étudiante de 18 ans dans l’Etat de l’Illinois (Etats-Unis). « Ça veut dire : on ne va pas donner plus d’explications, car on sait que les baby-boomers n’écoutent pas nos explications. En plus, c’est une expression qui blesse plus que "petite nature" ("snowflake", en anglais), qu’ils n’arrêtent pas d’utiliser contre nous.»
La formule est apparue en début d’année sur des réseaux sociaux particulièrement prisés des plus jeunes comme TikTok, avant de prendre son envol cet été, grâce à une vidéo mise en ligne en juillet.
On y voit, sur une moitié d’écran, un homme d’une soixantaine d’années sermonner des jeunes « millenials », nés entre 1980 et 1996, et de la « Génération Z » (tous ceux nés après), les priant d’arrêter de rêver à une «société utopique» et d'«accepter la réalité». Sur l’autre moitié, un jeune visiblement lassé de ce laïus brandit simplement un cahier d’écolier sur lequel il a griffonné «Ok Boomer».
De nombreux « mèmes » sur les réseaux sociaux
Depuis, les « mèmes » sur ce thème se sont multipliés, tandis que tee-shirts et mugs barrés de l’expression « Ok boomer » apparaissaient sur les sites de vente en ligne. L’expression a ensuite atteint le grand public via un article du New York Times fin octobre.